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OBJECTIF: Les antipsychotiques atypiques peuvent être utilisés avec succès pour le traitement de la schizophrénie et d'autres troubles psychiatriques et ce, avec une faible incidence d'effets indésirables extrapyramidaux. Cependant, l'utilisation de certains antipsychotiques atypiques est liée à un gain pondéral. Les transferts d'un agent à un autre constitue un traitement standard et fréquent dans les cas réfractaires. Les buts de cette étude sont de quantifier la prise de poids et d'identifier lequel transfert de ces agents, soit de la rispéridone à l'olanzapine ou de l'olanzapine à la rispéridone, causera le gain pondéral le plus faible chez les patients.
MÉTHODES: Entre le 1 er octobre 1999 et le 31 octobre 2001,
les patients de 18 ans et plus inclus dans cette étude (n = 86) ont eu
au départ
2 prescriptions de rispéridone ou d'olanzapine
pour 60 jours ou plus. On a pu observé chez ces patients un transfert
à un autre antipsychotique et suite à ce transfert,
2
prescriptions pour une période additionnelle de 60 jours de traitement.
L'âge, le poids, et l'indice de masse corporelle (IMC) ont
été rétrospectivement obtenus des banque de
données automatisées (North Florida/South Georgia Veterans
Health System) qui contenaient les informations relatives aux prescriptions
des patients ainsi que de l'information sur divers paramètres
cliniques.
RÉSULTATS: Au moment du transfert d'un antipsychotique à l'autre, le patient moyen avait 53.2 ans (écart de 25 à 83 ans). Les variations observées après le transfert de la rispéridone à l'olanzapine (n = 47) sont les suivantes: variation moyenne du poids, +5.0 livres (p = 0.01) et variation de l'IMC, + 0.8 kg/m2 (p = 0.02). Le pourcentage de variation de poids moyen était de +2.8% et de +3.0% pour l'IMC. Les variations observées après le transfert de l'olanzapine à la rispéridone (n = 39) sont les suivantes: variation moyenne du poids, -1.0 livre (p = 0.69) et variation de l'IMC, -0.2 kg/m2 (p = 0.64). Le pourcentage de variation de poids moyen était de -0.4% et de -0.5% pour l'IMC.
CONCLUSIONS: Le clinicien doit être vigilant quant aux variations de poids que l'on peut observer après un transfert d'un antipsychotique atypique à un autre. Les patients devraient faire l'objet d'un suivi continu de leur poids et de l'IMC. D'autres recherches devraient évaluer si ces changements de poids ont une influence néfaste chez une population déjà à risque de conditions de co-morbidité graves comme l'hypertension, la maladie coronarienne athérosclérotique, et le diabète de type 2.
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E K. Hester and M. R Thrower Current Options in the Management of Olanzapine-Associated Weight Gain Ann. Pharmacother., February 1, 2005; 39(2): 302 - 310. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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