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OBJECTIF: Décrire un retard dans l'apparition d'une crise oculogyre et d'un torticolis chez une patiente ayant reçu une injection intramusculaire d'halopéridol.
RÉSUMÉ DE CAS: Une jeune femme de 22 ans souffrant d'une psychose hallucinatoire chronique a reçu une dose de 7.5 mg d'halopéridol par voie intramusculaire suivie, 4 heures plus tard, d'une seconde dose de 10 mg. Un peu plus de 26 heures après la première injection intramusculaire, la patiente s'est plainte de raideur à la nuque et de son incapacité à regarder vers le bas. Ces symptômes se sont résolus dans les 15 minutes suivant l'administration d'une dose de 2 mg de benztropine. Selon l'échelle de Naranjo, il semble y avoir une relation causale probable entre l'administration d'halopéridol et l'apparition de ces effets indésirables.
DISCUSSION: Entre 10 et 60% des patients prenant des neuroleptiques manifestent des réactions dystoniques. Ces effets indésirables sont plus fréquemment rencontrés en début de thérapie ou lors d'un ajustement posologique et leur fréquence semble être proportionnelle à la puissance des neuroleptiques utilisés. Il est suggéré que les réactions dystoniques induites par l'halopéridol soient causées par les métabolites plutôt que par l'halopéridol lui-même.
CONCLUSIONS: Le développement d'une crise oculogyre et d'un torticolis peut survenir dans les 12 à 24 heures suivant l'administration intramusculaire d'halopéridol sans qu'il n'y ait l'apparition de signe précurseur de nature extrapyramidale.
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