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CONTEXTE: Chez les patients traités par sulfonylurées pour un diabète de type 2, le contrôle glycémique se détériore au cours de la maladie. L'adjonction d'insuline en complément au traitement oral permet à ce stade de restaurer le contrôle glycémique souhaité avec des doses quotidiennes d'insuline moindres que par monothérapie à l'insuline. Par contre il n'existe pas de données pour comparer directement entre elles les différentes sulfonylurées sur ce plan.
OBJECTIF: Cette étude a examiné l'efficacité comparée de diverses sulfonylurées associées à l'insuline dans des diabètes de type 2 manifestant un mauvais contrôle glycémique.
METHODES: Quatre groupes de 10 sujets, qui présentaient tous une HbA1C supérieure à 8%, et qui prenaient respectivement du tolazamide (T), du glyburide (GLYB), du glipizide GITS (GLIP), ou du glimepiride (GLI), ont été recrutés. Dans chaque groupe, 2 sujets ont été randomisés pour recevoir du placebo tandis que les autres continuaient à prendre le même médicament. Une injection sous cutanée d'insuline mixte NPH 70/rapide 30 avant le dîner a été commencée avec 10 unités puis ajustée par augmentations progressives pour atteindre une glycémie à jeun comprise entre 80 et 120 mg/dL et maintenir ce taux pendant 6 mois. La glycémie à jeun, les concentrations de peptide C,et d'hémoglobine A1C ont été mesurées avant adjonction d'insuline et à la fin de l'étude. La dose journalière d'insuline et les modifications du poids corporel ont été notées à la fin de l'étude, et le nombre d'épisodes d'hypoglycémie pendant les quatre dernières semaines de l'étude ont été déterminés.
RÉSULTATS: La dose journalière d'insuline, le gain de poids, et le nombre d'épisodes d'hypoglycémie ont été nettement plus faibles (p < 0.01) chez les sujets recevant des sulfonylurées que sous placebo. En outre, la dose journalière d'insuline était significativement plus faible (p < 0.05) avec GLIM (0.49 ± 0.10) qu'avec les autres sulfonylurées (0.58 ± 0.12 pour T, 0.59 ± 0.12 pour GLYB, et 0.59 ± 0.14 pour GLIP). Finalement, une corrélation significative a été trouvée (r = 0.68; p < 0.001) entre la suppression du peptide C plasmatique et la dose journalière d'insuline chez tous les participants.
CONCLUSIONS: En diminuant la dose journalière d'insuline, les sulfonylurées démontrent qu'elles augmentent la sensibilité à l'insuline exogène, chez des sujets diabétiques de type 2 qui présentent un mauvais contrôle glycémique. De plus, le glimepiride comparé aux autres sulfonylurées présente une activité supérieure en termes d'économie d'insuline.
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M. Malone Medications Associated with Weight Gain Ann. Pharmacother., December 1, 2005; 39(12): 2046 - 2054. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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