|
|
||||||||||
OBJECTIF: Discuter du rôle des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dans la prévention du cancer colorectal.
REVUE DE LITTÉRATURE: Une recherche sur MEDLINE (de 1966 à juin 2001) a été réalisée afin d'identifier la documentation scientifique pertinente traitant d'AINS, cancer colorectal, chimioprophylaxie, inhibiteurs sélectifs de la COX-2, et polyadénomatose familiale.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET EXTRACTION DES DONNÉES: Des études expérimentales (in vitro et sur des modèles animaux) et des études cliniques portant sur l'utilisation des AINS dans la prévention du cancer colorectal ont été inclus dans cette recherche. Finalement, des références provenant d'articles sélectionnés ont aussi été retenues.
RÉSUMÉ: Plusieurs études cliniques, expérimentales, et épidémiologiques ont suggéré que les AINS étaient des agents anticancéreux prometteurs. Le mécanisme par lequel les AINS amènent une réduction de la carcinogénèse au niveau du côlon n'est pas complètement élucidé, mais il pourrait impliquer la restauration de l'apoptose et l'inhibition de l'angiogénèse médiée par les prostaglandines. Plusieurs études d'observation font état d'une réduction de 40 à 50% du risque de polypes adénomateux, d'incidence de cancer colorectal, et de mortalité chez les patients utilisant des AINS. Des études contrôlées récentes ont démontré un bénéfice avec l'aspirine dans la réduction du taux ou de la récurrence des adénomes chez une population à risque élevé. De plus, des études randomisées utilisant du sulindac et du célécoxib chez des patients avec histoire familiale de polyadénomatose ont documenté une régression significative du nombre de polypes existants.
CONCLUSIONS: L'inhibition de la COX-2 est un exemple d'approche à cibler pour la prévention du cancer colorectal. Toutefois, une controverse existe à propos de l'innocuité, de l'efficacité, et du régime optimal des AINS en tant qu'agents prophylactiques à long terme dans la population générale. Des études actuellement en cours chez des patients à risque élevé avec des inhibiteurs de la COX sélectifs ou non procureront de l'information importante à propos de la chimioprophylaxie colorectale. Cependant, l'application des résultats de ces études à la population générale sera limitée.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||