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OBJECTIF: Déterminer l'efficacité de 2 anti-histaminiques de deuxième génération à moduler les symptômes du mal des transports induit par l'effet Coriolis suite à une stimulation de l'appareil vestibulaire.
MÉTHODES: Il s'agit d'une étude prospective randomisée à double-insu, en chassé-croisé et contrôlée par placebo chez 18 volontaires sains. Les sujets ont été exposés à l'effet de Coriolis en utilisant le Staircase Profile Test afin de mesurer leur susceptibilité initiale, de même que pendant un traitement avec la cétirizine, la féxofénadine, et un placebo. L'évaluation subjective des symptômes a été mesurée avec l'aide des critères diagnostics de Graybiel pour le mal des transports, de l'échelle de Golding ainsi qu'avec l'index de susceptibilité de l'effet Coriolis.
RÉSULTATS: Les analyses ANOVA et de non-paramétriques
de Friedman ont révélé des différences
significatives dans l'évaluation des symptômes effectuée
avec les critères de Graybiel (p
0.001), des symptômes
subjectifs du mal des transports (p
0.001) et de l'état
d'anxiété (p
0.001) avant et après l'exposition au
mouvement. Cependant, il n'a pas eu de différence significative entre
la susceptibilité initiale au mal des transports et le traitement
pharmacologique, quel qu'il soit.
CONCLUSIONS: L'inefficacité des anti-histaminiques de deuxième génération, cétirizine et féxofénadine, dans la prévention du mal des transports suggère que leur action thérapeutique pourrait être médiée par la voie centrale plutôt que périphérique. De plus, les effets sédatifs des autres anti-histaminiques, telle que l'hydroxyzine, pourraient jouer un rôle plus important dans le soulagement des symptômes du mal des transports.
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