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OBJECTIF: Rapporter un cas de pseudo-parkinsonisme apparu suite à l'addition de ritonavir à un traitement de buspirone.
RÉSUMÉ DU CAS: Un homme âge de 54 ans diagnostiqué avec le VIH s'est présenté dans une clinique avec une histoire d'ataxie, des troubles dans la démarche, une rigidité de type roue dentée, des tremblements permanents, et un affect triste avec des caractéristiques masquées. Le patient recevait une haute dose de buspirone (40 mg le matin et 30 mg en après-midi) depuis 2 ans lorsque la combinaison de ritonavir/indinavir (400 mg/400 mg 2 fois par jour) a été initiée 6 semaines avant l'apparition des symptômes mentionnés précédemment. La dose de buspirone a alors été reduite à 15 mg 3 fois par jour et la combinaison de ritonavir/indinavir cessée pour être remplacée par l'amprenavir 1200 mg 2 fois par jour. Les symptômes du patient ont commencé à s'estomper après 1 semaine pour complètement disparaître après 2 semaines. Le patient a continué la thérapie de buspirone durant une période additionnelle de 12 mois sans réapparition des symptômes.
DISCUSSION: Il s'agit du premier cas rapporté d'interaction entre la buspirone et les anti-rétroviraux. La buspirone, fortement métabolisée par le CYP3A4 était probablement présente à des niveaux suprathérapeutiques dus aux effets inhibiteurs du ritonavir et, en second lieu, de l'indinavir. Les symptômes de pseudo-parkinsonisme se sont développés rapidement et ont affecté sévèrement la qualité de vie du patient qui a dû encourir des frais médicaux significatifs dans la tentative de confirmer une condition médicale non-existante causée par une interaction médicamenteuse.
CONCLUSIONS: Ce cas démontre une interaction médicamenteuse sérieuse entre la buspirone et les anti-rétroviraux et met en lumière le besoin d'avoir une bonne connaissance des profils métaboliques des médicaments utilisés dans le traitement du VIH.
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