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OBJECTIF: Signaler un cas de nécrolyse épidermique toxique (NET) ayant un lien possible avec le captopril.
PRÉSENTATION SOMMAIRE DU CAS: FO, un bébé masculin âgé de 2 mois et 3 semaines, est référé pour la réparation chirurgicale d'une tétralogie de Fallot (TF); celle-ci est réalisée 2 jours après son admission. Au jour 3, le patient développe un bloc cardiaque de troisième degré nécessitant l'utilisation d'un stimulateur cardiaque et l'administration orale de théophylline à raison de 3 mg/kg tid. On débute aussi du captopril par voie orale à raison de 1 mg tid, du furosémide par voie intraveineuse et de l'aldactone par voie orale tous deux à la dose de 7 mg bid. Au jour 5, le patient développe des lésions cutanées érythémateuses exfoliatives. Au jour 7, la température du patient atteint un pic de 37.8 °C et on remarque une décharge purulente au niveau du site d'attachement du stimulateur. On débute alors l'administration par voie intraveineuse de vancomycine à la dose de 80 mg tid et de ceftazidime à la dose de 200 mg tid. Ce même jour, on suspend l'administration du captopril lequel est suspecté d'être l'agent causal de la réaction cutanée. Au jour 15, le problème cutané s'est aggravé. Le dermatologue parle d'une nécrolyse épidermique toxique partielle. On décide donc de cesser l'administration de théophylline et de furosémide. Au jour 16, le patient présente toujours quelques ampoules mais la peau commence à montrer des signes de guérison. La guérison complète est constatée au jour 22. Le patient est libéré avec une prescription de furosémide 7 mg po bid, aldactone 7 mg po bid, et de l'énalapril 0.1 mg po bid. Trois semaines plus tard, lors d'une visite de suivi en externe, aucune récurrence n'est constatée.
CONCLUSIONS: Ce cas suggère la possibilité d'une NET induite par le captopril chez un patient prenant aussi d'autres médications contenant un groupement sulfa. Une évaluation objective du lien de causalité a révélé un lien possible entre l'effet indésirable et le captopril. Bien que cette complication soit rare, les professionnels de la santé doivent être informés de sa possibilité pour pouvoir prendre les mesures préventives et de traitement appropriées.
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