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OBJECTIF: Afin de bien évaluer l'efficacité relative du traitement par l'olanzapine et du traitement par la rispéridone lors de schizophrénie, il est important de mesurer l'importance de l'abandon de ces traitements au long cours. Le but de cet article est d'étudier, à l'aide de méta-analyses, le taux d'arrêt et le taux de réponse à ces deux traitements. On retrouve des méta-analyses sur le taux d'abandon de traitement aux antiépileptiques et aux antidépresseurs mais on n'avait encore jamais fait ce type d'analyse avec les antipsychotiques atypiques.
MÉTHODE: Une recherche dans la banque informatisée MEDLINE a été faite. La première méta-analyse a inclus 4 études randomisées (838 pts.) afin d'évaluer le taux d'abandon. La deuxième méta-analyse a inclus quant à elle 2 études randomisées (716 pts.) et voulait évaluer le taux de réponse à court terme au traitement. Finalement, la troisième métaanalyse avait un devis différent (seuls les répondeurs étaient retenus) afin d'évaluer le maintien de la réponse à long terme; 5 études cliniques avec l'olanzapine (928 pts.) et 3 avec la rispéridone (290 pts.) ont été considérées, dont des études d'observation.
RÉSULTATS: Le risque d'arrêt en cours de traitement, selon la première analyse, est significativement plus grand avec l'olanzapine qu'avec la rispéridone (42% vs. 33%). Il faut cependant noter que cette analyse ne différenciait pas les raisons d'abandon soit pour inefficacité clinique, apparition d'effets indésirables ou non fidélité au traitement. Selon la deuxième analyse, le taux de réponse au traitement est identique pour les 2 médicaments; cette étude a cependant une faible puissance statistique. Un taux légèrement meilleur de maintien de la réponse est observé pour l'olanzapine (3me analyse); on doit être prudent dans l'interprétation des résultats de cette analyse car l'allocation des patients n'a pas été randomisée dans les études, les résultats sont plutôt de niveau descriptif sans analyse statistique.
CONCLUSIONS: Un plus faible taux d'abandon dans le temps est observé avec l'olanzapine. D'autres études sont nécessaires pour évaluer le maintien de la réponse avec ces deux médicaments. Mais le médecin doit aussi considérer, lors du choix de traitement, le profil d'effets indésirables de ces deux médicaments.
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