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OBJECTIF: Revoir la littérature concernant l'utilisation de l'acamprosate pour le traitement de la dépendance à l'alcool. L'acamprosate est un composé synthétique structurellement apparenté à un aminoacide naturel, l'homotaurine.
REVUE DE LITTÉRATURE: Une recherche effectuée dans la banque informatisée MEDLINE (19662002) a permis d'identifier des articles de revue et des études cliniques pertinentes traitant de la pharmacologie, de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de l'efficacité de l'acamprosate. Les abrégés présentés lors de récents congrès ou colloques ont aussi été pris en considération.
RÉSUMÉ: Le traitement de la dépendance à l'alcool après la première phase de sevrage se résume essentiellement en de l'abstinence à long terme. Les médicaments actuellement approuvés à cet effet par la FDA sont le disulfiram et le naltrexone, comme thérapie d'appoint à des stratégies combinant des traitements psychosociaux et behavioraux. Les résultats avec ces médicaments sont modestes mais constants. L'acamprosate est commercialisé dans vingt-quatre pays. Même si le mécanisme d'action de ce médicament utilisé pour le traitement de la dépendance à l'alcool n'est pas précisément connu, il pourrait restaurer l'équilibre entre les voies d'inhibition et d'excitation de la neurotransmission dans le système nerveux central. Des essais européens ont montré des augmentations constantes dans les taux d'abstinence ainsi que dans la durée totale de l'abstinence, comparativement au placebo, lorsque le traitement par l'acamprosate était utilisé conjointement à des thérapies psychosociale et behaviorale. L'acamprosate semble sécuritaire et bien toléré. L'effet indésirable le plus fréquemment rencontré est de la diarrhée. Une diminution des coûts de santé directs et indirects ont été rapportés avec l'utilisation de l'acamprosate.
CONCLUSIONS: L'acamprosate est utilisé depuis treize ans dans plusieurs pays pour traiter la dépendance à l'alcool. Ce médicament semble un traitement prometteur aux Etats-Unis. Des recherches additionnelles sont nécessaires, entre autres pour obtenir des données comparatives avec le disulfiram et le naltrexone, avant que ce médicament puisse être commercialisé aux Etats-Unis.
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