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OBJECTIF: Décrire ce qui semble être le premier cas de néphrite interstitielle aiguë (NIA) secondaire au pantoprazole.
RÉSUMÉ DU CAS: Une dame de 77 ans se présente à l'hôpital oligurique depuis 24 heures, associé à une créatininémie élevée, arthralgie, fièvre, fatigue et douleur aux 2 flancs. La patiente avait débuté un traitement pour du reflux gastrique 2 mois plus tôt avec pantoprazole 40 mg par jour, qu'elle avait cessé après 5 semaines. A l'admission, la pantoprazole a été redébuté selon la liste personnelle de médicaments. La créatinine sérique a alors bondi de 1.0 à 6.1 mg/dL en 4 jours. Le pantoprazole est cessé et de la prednisone (40 mg par jour) est débuté. L'analyse urinaire révèle des éosinophiles et une biopsie rénale subséquente a confirmé le diagnostic de NIA. La créatininémie a progressivement diminué sur 2 semaine, jusqu'à 1.6 mg/dL le jour de son départ. L'échelle de probabilité de Naranjo suggère une relation hautement probable entre la NIA et le pantoprazole chez cette patiente.
DISCUSSION: Les réactions d'hypersensibilité aux médicaments sont les causes les plus courantes de NIA. De plus, il existe plusieurs rapports de NIA causé par l'oméprazole. Enfin, les corticostéroïdes n'ont pas de rôle démontré dans le traitement des NIA, mais des doses de 1 mg/kg ont été suggérées pour hâter la reprise de la fonction rénale.
CONCLUSIONS: Les médecins doivent suspecter les inhibiteurs de pompe à proton lorsqu'un patient se présente en NIA. La détection rapide de cet effet rare peut prévenir une insuffisance rénale aiguë.
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I. Grattagliano, P. Portincasa, M. Mastronardi, V. O Palmieri, and G. Palasciano Esomeprazole-Induced Central Fever with Severe Myalgia Ann. Pharmacother., April 1, 2005; 39(4): 757 - 760. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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