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OBJECTIF: Signaler 2 cas de femmes enceintes qui, après avoir subi une amniocentèse, ont présenté une vasculite leucocytoclasique (VL) associée à l'administration du chlorhydrate de ritodrine. Une revue de littérature a aussi été réalisée.
PRÉSENTATION SOMMAIRE DES CAS: CAS 1. Il s'agit d'une femme
enceinte âgée de 40 ans chez laquelle on a diagnostiqué
une hypothyroïdie autoimmune à la douzième semaine de sa
troisième grossesse. À la quatorzième semaine de sa
grossesse, une amniocentèse a été effectuée et
elle a pris de la ritodrine par voie orale pendant 10 jours à titre de
traitement prophylactique. À la seizième semaine, elle a
manifesté de la fièvre, une douleur abdominale
épigastrique, une polyarthrite, une hématurie microscopique, et
un purpura. Une biopsie cutanée a démontré la
présence d'une VL. CAS 2. Il s'agit d'une femme enceinte
âgée de 34 ans qui, lors de sa deuxième grossesse, avait
manifesté des polyarthralgies et une polyarthrite après avoir
reçu de la ritodrine. Lors de sa troisième grossesse, elle a
subi une amniocentèse et elle a aussi reçu de la ritodrine. Cinq
jours plus tard, elle a manifesté de la fièvre, une polyarthrite
et un purpura. Une biopsie cutanée a démontré la
présence d'une VL. Le reste de sa grossesse s'est bien
déroulée jusqu'à la trente troisième semaine
à laquelle on a constaté un oligoamnios et un retard de
croissance f
tale intra-utérine. Une césarienne a alors
été réalisée. Après la naissance, le
bébé a présenté de la tachypnée, une
anémie, une splénomégalie, un oedème, et une
insuffisance rénale et il est décédé 15 jours plus
tard.
DISCUSSION: Le chlorhydrate de ritodrine est un agoniste des récepteurs ß2-adrénergiques et est utilisé chez la femme enceinte comme relaxant utérin. Dans les 2 cas présentés ci haut, on a établi une relation temporelle entre l'administration de la ritodrine et l'apparition de la VL. Dans les 2 cas, les autres causes de vasculite ont été exclues de façon raisonnable. Seulement un cas semblable a pu être retrouvé dans la littérature. Une évaluation objective du lien de causalité à l'aide de l'algorithme de Naranjo a permis de révéler un lien probable et possible, respectivement, pour les 2 cas entre la ritodrine et la réaction.
CONCLUSIONS: Chez les femmes enceintes souffrant de maladie autoimmune, l'administration de ritodrine devrait se faire avec précautions étant donné sa capacité à induire une vasculite.
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