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OBJECTIF: La surexpression de la glycoprotéine-P au niveau du système nerveux central est un mécanisme invoqué pour expliquer la pharmacorésistance de certains patients épileptiques face à leur médication anticonvulsivante. Le vérapamil est un bloquant calcique ayant un effet inhibiteur sur cette glycoprotéine et pouvant ainsi induire une augmentation des concentrations intracellulaires d'anticonvulsivants et permettre un meilleur contrôle des convulsions chez les patients réfractaires au traitement. Cet article a pour objectif de décrire le cas d'un patient chez qui le vérapamil a été ajouté comme thérapie d'appoint pour ses effets inhibiteurs au niveau de la glycoprotéine-P.
RÉSUMÉ DU CAS: Il s'agit d'une patiente âgée de 24 ans souffrant d'épilepsie partielle complexe depuis l'âge de 10 ans. Malgré plusieurs essais thérapeutiques d'anticonvulsivants à hautes doses, une diète cétogène, une lobectomie partielle, le placement d'un appareil permettant la stimulation du nerf vague, l'épilepsie de cette patiente demeure non contrôlée. Dans les 24 derniers mois, la patiente a été hospitalisée à 11 reprises avec une période moyenne de 55 jours entre les hospitalisations. Il est donc convenu de tenter l'ajout du vérapamil à son régime thérapeutique qui inclut la carbamazépine 600 mg bid, le lévatiracétam 2250 mg bid, le topiramate 100 mg en matinée et 200 mg en après-midi, la clonazépam 1 mg die, et l'acide folique 1 mg die. De façon subjective, la patiente et ses parents rapportent que les convulsions sont mieux contrôlées suite à l'ajout du vérapamil. La patiente est hospitalisée 105 jours après l'initiation du vérapamil pour un épisode de convulsions partielles complexes reliés à un état de stress important et au décès d'un membre de sa famille. Au temps d'écriture de ce rapport, la dose de vérapamil a été augmentée à 360 mg die et la dernière hospitalisation de la patiente remonte à 136 jours.
DISCUSSION: L'ajout du vérapamil au régime antiépileptique de la patiente a permis de réduire de façon importante le nombre d'hospitalisations reliées à des épisodes non contrôlés de crises partielles complexes.
CONCLUSIONS: Le vérapamil semble avoir permis un meilleur contrôle des crises d'épilepsie chez cette patiente pharmacorésistante. L'inihibition de la glycoprotéine-P serait un des mécanismes proposés.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E068
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R. W. Robey, A. Lazarowski, and S. E. Bates P-Glycoprotein--a Clinical Target in Drug-Refractory Epilepsy? Mol. Pharmacol., May 1, 2008; 73(5): 1343 - 1346. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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