|
|
||||||||||
OBJECTIF: Décrire le cas de 2 patients qui ont développé une insuffisance rénale aiguë (IRA) après avoir reçu une préparation intraveineuse d'immunoglobulines et revoir la littérature scientifique pertinente à ce sujet.
RÉSUMÉ DES CAS: Un homme âgé de 44 ans en attente d'une transplantation cardiaque a développé une IRA suite à l'administration d'une solution d'immunoglobulines à base de sucrose. Lorsque la fonction rénale du patient est revenue à la normale après 2 sessions d'hémodialyse, une préparation différente d'immunoglobulines à base de D-sorbitol a été administrée et cette préparation a bien été tolérée par le patient. Le deuxième cas décrit dans cet article fait référence à un homme de 90 ans qui a aussi développé une IRA suite à l'administration d'une solution d'immunoglobulines à base de sucrose. Dans ce cas, la réintroduction d'une autre préparation d'immunoglobulines suite au rétablissement de la fonction rénale du patient n'a causé aucune détérioration ou anormalité ultérieure. Selon l'évaluation du lien de causalité, il semble probable que le développement d'une IRA chez ces 2 patients soit relié à l'administration de formulations d'immunoglobulines contenant du sucrose.
DISCUSSION: Plusieurs cas d'insuffisance rénale aiguë secondaire à l'administration d'immunoglobulines ont été publiés dans la documentation scientifique. Il semble toutefois que le taux d'apparition de cet événement indésirable est plus fréquemment rapporté lors de l'utilisation de solutions d'immunoglobulines à base de sucrose comparativement aux formulations ne contenant pas de sucrose. Les solutions contenant du sucrose constituent environ 40% des formulations utilisées. Lorsque le sucrose est administré par voie intraveineuse, il est éliminé sous forme inchangé au niveau urinaire. Le développement d'une IRA a déjà été rapporté chez des patients recevant de larges doses intraveineuses de sucrose.
CONCLUSIONS: L'insuffisance rénale aiguë secondaire à l'administration de solutions d'immunoglobulines semble survenir plus fréquemment lorsque ces solutions sont à base de sucrose. La fonction rénale du patient de même que la présence de diabète et de médicaments néphrotoxiques devraient être considérées lors du choix de la solution d'immunoglobulines pour un patient donné. Chez ces patients à risque, les formulations d'immunoglobulines ne contenant pas de sucrose seraient à privilégier.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E040
This article has been cited by other articles:
![]() |
H. M Gurcan and A R. Ahmed Frequency of Adverse Events Associated with Intravenous Immunoglobulin Therapy in Patients with Pemphigus or Pemphigoid Ann. Pharmacother., October 1, 2007; 41(10): 1604 - 1610. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
![]() |
H. M Gurcan and A R. Ahmed Efficacy of Various Intravenous Immunoglobulin Therapy Protocols in Autoimmune and Chronic Inflammatory Disorders Ann. Pharmacother., May 1, 2007; 41(5): 812 - 823. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
![]() |
S. K. Vora, R. A. Asherson, and D. Erkan Catastrophic Antiphospholipid Syndrome J Intensive Care Med, May 1, 2006; 21(3): 144 - 159. [Abstract] [PDF] |
||||
![]() |
R. Reuters, W. Boer, R. Simmermacher, and L. Leenen A bag full of sugar makes your sodium go down! Nephrol. Dial. Transplant., November 1, 2005; 20(11): 2543 - 2544. [Full Text] [PDF] |
||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||