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OBJECTIF: Rapporter un cas de syndrome antiphospholipide ayant développé une thrombocytopénie à l'héparine (TIH) nécessitant une anticoagulation à base de warfarine. Le monitoring de ce patient étant rendu difficile par une prolongation du RNI secondaire aux anticorps, le suivi a été fait avec succès pendant 7 mois à l'aide de l'activité anti-IIa et anti-Xa.
RÉSUMÉ: Une patiente de 56 ans présentant un syndrome antiphospholipide sous warfarine pour prévenir des évènements thrombotiques, est admise pour des raisons gastro-intestinales. Un RNI de 14 étant mesuré, la warfarine est arrêtée, renversée avec de la vitamine K, et une perfusion d'héparine est débutée. À l'intérieur de 2 jours, une thrombocytopénie se développe, associée à de l'hypotension, de la tachycardie, une hyponatrémie, et des douleurs abdominales. Une TIH est diagnostiquée et la de lépirudine est débutée. Une brusque élévation du RNI (plus de 14) associée à une faible activité de la prothrombine est notée. La warfarine a été ré-instituée en ajustant les doses selon l'activité anti-Xa et anti-IIa.
DISCUSSION: Le RNI est utilisé pour suivre l'intensité de l'anticoagulation. Cette valeur représente l'activité des facteurs II, VII, et X. Dans de rares circonstances, une substance peut interférer avec les mesures, ce qui peut être évité en mesurant directement l'activité des facteurs de coagulation.
CONCLUSIONS: L'activité anti-Xa ou anti-IIa est une alternative valable pour mesurer l'intensité de l'effet anticoagulant de la warfarine chez des patients présentant des inhibiteurs circulants, comme des anticorps anti-phospholipides.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1D266
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