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OBJECTIF: Décrire un cas de syndrome sérotoninergique causé par la combinaison de paroxétine et d'éthanol. Ceci est d'autant plus intéressant que le syndrome sérotoninergique est rarement rapporté chez les patients prenant seulement un médicament sérotoninergique.
RÉSUMÉ DU CAS: Un homme de 57 ans a été
amené à l'urgence un jour après avoir
ingéré 3600 mg de paroxétine et une pinte (500 mL) de
spiritueux. Le patient a nié l'usage d'autres médicaments ou de
produits naturels ainsi que la consommation régulière d'alcool.
Les signes vitaux à l'arrivée du patient à
l'h
pital étaient TA 188/103 mm Hg, FC
114, FR 28, T 36.8 °C, et une saturation d'oxygène de 96% à
l'air ambiant. L'examen physique a montré des pupilles dilatées,
des bouffées vasomotrices (flushing facial), de la diaphorèse,
des frissons, des secousses myocloniques, des tremblements, et de
l'hyperréflexie. Un diagnostic provisoire de syndrome
sérotoninergique a été posé. Une dose orale de 8
mg de cyproheptadine a été administrée initialement mais
n'a pas produit de résultat observable. Au cours des 24 heures
subséquentes, un total de 12 mg supplémentaire de cyproheptadine
a été administré en 3 doses. Les
sympt
mes se sont atténués
graduellement au cours des 6 jours suivants. Une évaluation approfondie
durant cette période n'a pu identifier aucune autre cause potentielle
expliquant l'état du patient. Les concentrations sériques de
paroxétine 27.5 heures et 40 heures après l'ingestion
étaient de 1800 ng/mL et 1600 ng/mL, respectivement (écart
thérapeutique 20-200 ng/mL).
DISCUSSION: Aucune corrélation entre les taux sériques
de paroxétine et son efficacité ou sa toxicité n'a
été démontrée dans la littérature,
cependant, les taux sériques étaient 9 fois supérieurs
à la limite supérieure de l'intervalle thérapeutique pour
notre patient. La cyproheptadine n'a pas été efficace chez ce
patient pour diminuer les sympt
mes du syndrome
sérotoninergique.
CONCLUSIONS: Ce rapport de cas présente un syndrome sérotoninergique résultant d'un surdosage de paroxétine et d'éthanol. Il documente aussi des concentrations sériques trées élevées de paroxétine.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1D352
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P. N. Karamanakos, P. Pappas, V. A. Boumba, C. Thomas, M. Malamas, T. Vougiouklakis, and M. Marselos Pharmaceutical Agents Known to Produce Disulfiram-Like Reaction: Effects on Hepatic Ethanol Metabolism and Brain Monoamines International Journal of Toxicology, September 1, 2007; 26(5): 423 - 432. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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L. Bergeron, M. Boule, and S. Perreault Serotonin Toxicity Associated with Concomitant Use of Linezolid Ann. Pharmacother., May 1, 2005; 39(5): 956 - 961. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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T. F. Oberlander, R. E. Grunau, C. Fitzgerald, M. Papsdorf, D. Rurak, and W. Riggs Pain Reactivity in 2-Month-Old Infants After Prenatal and Postnatal Selective Serotonin Reuptake Inhibitor Medication Exposure Pediatrics, February 1, 2005; 115(2): 411 - 425. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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