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OBJECTIF: Décrire un cas d'hyponatrémie chez une patiente recevant une thérapie d'héparine non fractionnée et une nutrition parentérale.
RÉSUMÉ DU CAS: Une nutrition parentérale a été débutée chez une patiente de 70 ans d'origine américano-africaine présentant un iléus post opératoire. Trois jours plus tard, cette patiente développe une embolie pulmonaire, et un traitement d'héparine non fractionnée est initié. Durant les 7 jours suivant le début de l'héparine, la natrémie de la patiente diminue graduellement et les concentrations urinaires de sodium augmentent progressivement. Un examen physique ne révèle aucun signe ou symptôme d'hypovolémie ou d'hypervolémie. Les concentrations sériques de potassium de la patiente ont augmenté modérément bien qu'une hyperkaliémie franche n'est pas observée. Après la cessation de l'héparine, les concentrations sériques de sodium et du potassium retournent dans les limites de l'écart normal.
DISCUSSION: Bien que la documentation scientifique fait état de cas d'hyperkaliémie associés avec l'utilisation de l'héparine, peu de rapports décrivent toutefois une hyponatrémie. L'évaluation de la causalité révèle un lien probable entre l'utilisation de l'héparine et l'hyponatrémie dans ce cas. Il semble que l'hyponatrémie et l'hyperkaliémie résultent d'un antagonisme par l'héparine de l'aldostérone à l'intérieur de la zone glomérulée de la corticosurrénale.
CONCLUSIONS: L'utilisation de l'héparine non fractionnée peut résulter en une hyponatrémie cliniquement significative ainsi qu'une hyperkaliémie. Ces troubles électrolytiques disparaissent peu de temps après la cessation de l'héparine.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1C442
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