|
|
|
||||||||||
OBJECTIF: Signaler un cas d'hépatotoxicité dont la cause probable est la pioglitazone, résumer les rapports de cas traitant d'une hépatotoxicité induite par la rosiglitazone ou la pioglitazone, et faire des recommandations concernant le suivi des enzymes hépatiques chez les patients prenant ces agents.
PRÉSENTATION SOMMAIRE DU CAS: Une femme de race noire âgée de 39 ans et souffrant de diabète de type 2, d'hypertension, et d'insuffisance cardiaque s'est présentée à une clinique de diabète supervisée par des pharmaciens. Elle s'est plainte de fatigue, d'urine brun foncé, de nausée, de démangeaisons, et de perte d'appétit. La prise de pioglitazone a été rapidement interrompue parce que les symptômes de la dame étaient compatibles avec ceux d'une toxicité hépatique, et la pioglitazone a été identifiée comme étant une cause potentielle. La patiente a été référée à son médecin. Les taux sériques des enzymes hépatiques ont été vérifiés 13 jours après la présentation initiale et étaient anormaux: alanine aminotransférase 490 U/L, aspartate aminotransférase 360 U/L, phosphatase alcaline 851 U/L, bilirubine totale 3.1 mg/dL, bilirubine directe 2.0 mg/dL, et bilirubine indirecte 1.1 mg/dL. Deux mois et demi après la cessation de la pioglitazone, les symptômes se sont résolus et les taux sériques des enzymes hépatiques sont retournés aux valeurs normales.
DISCUSSION: La troglitazone, une thiazolidinedione (TZD), a été retirée du marché en raison d'une hépatoxicité. Peu de cas ont été signalés avec les TZD plus récentes, la rosiglitazone et la pioglitazone, et les conséquences ont été moins graves. Il y a eu 6 cas signalés d'hépatoxicité induite par la rosiglitazone et 5 cas par la pioglitazone. Les symptômes des patients se sont améliorés en 24 semaines et les taux sériques des enzymes hépatiques se sont normalisés en 26 mois.
CONCLUSIONS: Bien que la séquence des événements et l'importance de l'élévation des enzymes hépatiques ne soient pas clairs dans ce cas, l'échelle d'évaluation des effets indésirables de Naranjo suggère un lien de causalité probable entre la pioglitazone et la toxicité hépatique. Les rapports de cas déjà publiés suggèrent que l'hépatotoxicité associée aux TZD de seconde génération soit moins fréquente et moins grave que celle associée à la troglitazone. Les auteurs recommandent de ne pas utiliser de nouveau une TZD chez les patients ayant déjà présenté une hépatotoxicité leur étant associée. Bien qu'une nouvelle évaluation de la fréquence du suivi des enzymes hépatiques soit requise vu le nombre relativement petit de cas signalés d'hépatotoxicité, les auteurs recommandent une détermination du taux sérique des enzymes hépatiques avant d'initier la thérapie et à tous les 2 mois durant la première année puis périodiquement en se basant sur les recommandations des manufacturiers.
This article has been cited by other articles:
![]() |
M. H. El-Naggar, A. Helmy, M. Moawad, M. Al-Omary, Y. Al-Kadhi, and B. Habib Late-Onset Rosiglitazone-Associated Acute Liver Failure in a Patient with Hodgkin's Lymphoma Ann. Pharmacother., May 1, 2008; 42(5): 713 - 718. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
![]() |
Y. P. Turmelle, O. Shikapwashya, S. Tu, P. W. Hruz, Q. Yan, and D. A. Rudnick Rosiglitazone inhibits mouse liver regeneration FASEB J, December 1, 2006; 20(14): 2609 - 2611. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
![]() |
H. A. Spiller and T. S. Sawyer Toxicology of oral antidiabetic medications Am. J. Health Syst. Pharm., May 15, 2006; 63(10): 929 - 938. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
![]() |
L A Adams and P Angulo Treatment of non-alcoholic fatty liver disease. Postgrad. Med. J., May 1, 2006; 82(967): 315 - 322. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||