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INTRODUCTION: L'image que diffuse la télévision de l'utilisation d'analgésiques grand public (GP) incite à leur utilisation.
OBJECTIF: Explorer la relation entre l'utilisation d'analgésiques GP et l'écoute de la télévision chez les adolescents.
DEVIS EXPÉRIMENTAL: Des étudiants Belges (n = 2546) de la région des Flandres inscrits au premier (âge moyen = 13.16 ans) et au quatrième (âge moyen = 16.37 ans) secondaire ont complété un questionnaire standardisé. L'écoute de la télévision a été utilisée comme paramètre indépendant, alors que les paramètres tels que la scolarisation, le genre, la consommation d'alcool, le nombre de jours de maladie, l'utilisation de jeux d'ordinateur et d'Internet étaient contrôlés. L'utilisation mensuelle d'analgésiques GP était le paramètre de mesure principal.
RÉSULTATS: Les répondants écoutaient en moyenne 3h 18min de télé par jour (les garçons plus que les filles, les étudiants de premier secondaire plus que ceux du quatrième). Pour chaque heure additionnelle devant la télé, le risque d'être un utilisateur régulier d'analgésiques était 1.16 fois supérieur (95% IC 1.08 à 1.24). Pour les dix pourcent de l'échantillon qui étaient les plus grands consommateurs de télévision, le risque était, par rapport aux plus faibles consommateurs, 2.30 fois supérieur (95% IC 1.25 à 4.24). De même le risque d'être un consommateur régulier d'analgésiques GP était supérieur chez les étudiants ayant rapporté un plus grand nombre de jour de maladie (FR 1.38, 95% IC 1.28 à 1.49), les utilisateurs réguliers d'alcool (FR 1.33, 95% IC 1.17 à 1.50) et les filles (FR 1.92, 95% IC 1.35 à 2.73).
CONCLUSIONS: Il existe une relation entre l'écoute de la télévision et l'utilisation d'analgésiques GP, même après contrôle de paramètres tels que le genre et le style de vie. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour établir l'existence d'un lien de cause à effet.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E091
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