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OBJECTIF: Décrire le cas d'un patient souffrant de sclérose en plaques et ayant tenté de se suicider en prenant une dose excessive d'interféron bêta-1a.
RÉSUMÉ DU CAS: Un homme âgé de 38 ans souffrant de sclérose en plaques et de symptômes dépressifs s'est administré par voie souscutanée 6 ou 7 dispositifs pour auto-injection contenant chacun 44 µg (12 MIU) d'interféron bêta-1a. L'examen clinique du patient a révélé une élévation modeste de la température corporelle et une rougeur diffuse de la peau au niveau des membres et de la région tronculaire. Ces signes et symptômes se sont atténués rapidement au cours des 24 heures subséquentes. Aucune modification des paramètres biochimiques et hématologiques n'a été décelée. Les concentrations sériques d'interféron bêta-1a, 48 heures suivant la tentative de suicide, ont confirmé la prise d'une dose très élevée de ce produit. Le traitement antidépresseur qui avait été cessé spontanément par le patient avant l'épisode suicidaire a été repris.
DISCUSSION: La dépression est une condition médicale fréquemment associée à la sclérose en plaques. Les idées suicidaires chez ce patient semblent avoir été précipitées non pas par l'administration d'interféron bêta-1a (44 µg 3 fois par semaine) mais plutôt par l'arrêt spontané du citalopram.
CONCLUSIONS: Outre les considérations reliées aux risques de dépression chez les patients souffrant de sclérose en plaques et le danger associé à l'arrêt spontané du traitement antidépresseur, ce cas permet de documenter que l'administration de 264 à 308 µg d'interféron bêta-1a résulte en des malaises passagers évoluant spontanément vers la guérison. Cette dose semble être la plus haute dose unique d'interféron bêta-1a jamais administrée à un être humain.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E416
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