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OBJECTIF: Présenter un cas où la substitution de la fluvoxamine à la paroxétine a permis l'amélioration d'un effet indésirable médicamenteux, soit la bouche sèche, effet causé par la prise de paroxétine, et analyser ce cas en se basant sur la théorie de l'occupation des récepteurs.
SOMMAIRE DU CAS: Une femme âgée de 66 ans présentant un trouble dépressif grave a été traitée par le brotizolam à raison de 0.5 mg par jour, le flunitrazépam 2 mg par jour, le sulpiride 100 mg par jour, le bromazépam 2 mg par jour, la trazodone HCl 25 mg par jour, et finalement, la paroxétine HCl à raison de 10 mg par jour. On a noté l'amélioration graduelle des symptômes psychologiques chez cette patiente, mais cette dernière se plaignait d'avoir la bouche sèche. La paroxétine HCl a été remplacée par le maléate de fluvoxamine 50 mg par jour et en moins d'un mois, on a noté la résolution du symptôme de bouche sèche.
DISCUSSION: Les auteurs ont calculé le taux d'occupation des récepteurs muscariniques de l'acétylcholine en fonction du temps, lors de l'administration orale de paroxétine et de fluvoxamine à doses thérapeutiques, et ce en utilisant les paramètres pharmacocinétiques publiés dans la littérature scientifique. L'estimation du taux d'occupation des récepteurs muscariniques de l'acétylcholine est passé de 0.22% à 0.020% en substituant la paroxétine par la fluvoxamine.
CONCLUSIONS: L'amélioration de la bouche sèche observée après la substitution de la paroxétine par la fluvoxamine chez cette personne peut être due à une diminution dans le taux d'occupation des récepteurs muscariniques de l'acétylcholine.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E486
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