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OBJECTIF: Décrire un cas de syndrome de Miller Fisher, une variante du syndrome de GuillainBarré, ayant nécessité la pose d'un stimulateur cardiaque permanent chez un patient recevant du tacrolimus après une transplantation hépatique orthotopique d'un donneur cadavérique.
SOMMAIRE DU CAS: Un homme de 46 ans d'origine afro-américaine, qui recevait du tacrolimus à raison de 4 mg par jour depuis 6 mois, a présenté un syndrome de Miller Fisher, une variante du syndrome de GuillainBarré, avec ataxie grave, ophtalmoplégie, et aréflexie. Il a développé des pauses du rythme sinusal symptomatiques nécessitant un stimulateur cardiaque. Il s'est grandement amélioré après l'arrêt du tacrolimus et l'initiation d'une thérapie avec des immunoglobulines. On n'a pas réintroduit le tacrolimus chez le patient en raison de la gravité de cet effet indésirable et d'un questionnement éthique.
DISCUSSION: Différents types de neuropathies ont été rapportés suite à la prise de tacrolimus; cependant, selon les auteurs, il s'agirait du premier cas décrit d'un syndrome de Miller Fisher probablement lié à la prise de tacrolimus et assez grave pour causer un trouble dysautonomique nécessitant la pose d'un stimulateur cardiaque. La relation de causalité, évaluée selon l'échelle de probabilité de Naranjo, nous dit que cet effet indésirable médicamenteux est probablement causé par le tacrolimus.
CONCLUSIONS: Le tacrolimus est probablement associé chez ce patient ayant subi une transplantation hépatique orthoptique à un syndrome de Miller Fisher, une variante du syndrome de GuillainBarré; la pose d'un stimulateur cardiaque a été requise. Les cliniciens doivent maintenant considérer ce syndrome comme une complication potentiellement mortelle de la thérapie avec le tacrolimus
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E676
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