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Abstract
OBJECTIF: Revoir les nouveautés thérapeutiques maintenant disponibles pour la thromboprophylaxie veineuse des patients admis aux soins intensifs.
SOURCES D'INFORMATION ET SÉLECTION DES ÉTUDES: Une recherche informatisée dans la banque de données MEDLINE (de 1966 au mois de mars 2005) a été effectuée pour identifier les articles pertinents. Quatre importantes études préventives, une étude de registre, des lignes directrices ainsi tous les articles des dernières années y étant référencés ont été inclus dans cet article de revue.
RÉSULTATS: L'énoxaparine, le daltaparine, le fondaparinux et l'héparine non fractionnée (à raison de 5000 unités aux huit heures) ont été démontrés efficaces pour réduire le risque des thromboembolies veineuses chez les patients admis aux soins intensifs. Toutefois, ces agents sont souvent sous-utilisés dans cette indication précise. Cette sous-utilisation peut s'expliquer par plusieurs facteurs dont notamment, le manque de reconnaissance de l'importance des thromboembolies veineuses chez cette population, l'absence de définition de la stratégie d'évaluation du risque, ainsi que le manque de directives quant au temps optimal d'évaluation du risque, quant au choix du meilleur régime prophylactique en fonction du risque ou de la condition médicale en question et quant à la durée optimale de prophylaxie. Il est recommandé que tout patient devrait être évalué tôt après son hospitalisation en fonction de son risque de développer une thromboembolie veineuse. Les protocoles d'évaluation du risque et de thromboprophylaxie veineuse devraient être développés à partir des résultats d'essais cliniques rigoureux. La décision d'initier une thromboprophylaxie devrait aussi tenir compte des contre-indications possibles des anticoagulants considérés et de la fonction rénale du patient. Les méthodes mécaniques de thromboprophylaxie devraient être considérées uniquement en présence d'une contre-indication à l'utilisation d'un anticoagulant. Il est à noter que la durée optimale de thromboprophylaxie n'est pas clairement définie; toutefois, les données d'études récentes semblent suggérer une période prophylactique de 14 jours.
CONCLUSIONS: Il existe une sous-utilisation de la thromboprophylaxie veineuse chez les patients admis aux soins intensifs. Cet article illustre les difficultés inhérentes à la reconnaissance de cet important problème thérapeutique et suggère certaines façons visant l'optimisation des soins à ce groupe de patients.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1G127
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