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OBJECTIF: Décrire un cas de patient ayant présenté des myoclonies associées à l'utilisation d'un analgésique opiacé à faible dose, l'hydromorphone.
SOMMAIRE DU CAS: Un homme de 55 ans d'origine caucasienne, porteur d'une cardiomyopathie hypertrophique non obstructive, a été admis sur une unité de cardiologie en raison de douleurs au côté gauche du thorax, douleurs aggravées lors d'exercice et s'améliorant au repos. Il a évalué l'intensité de la douleur à 9 sur une échelle de 10 points, 10 représentant la plus grande intensité de douleur. Ce patient a présenté des mouvements saccadés de la tête, du cou, des bras, et des jambes suite à l'administration d'hydromorphone parentéral pour le traitement de la douleur, et ce, dès le premier jour de traitement. Il a reçu ce jour-là 6 doses d'hydromorphone pour un total de 4 mg; lors de la deuxième journée, les doses d'hydromorphone ont été augmentées et l'épouse du patient a remarqué que les mouvements étaient plus importants.
DISCUSSION: La myoclonie est un symptôme causé par neuroexcitation et rapporté lors de l'utilisation de l'hydromorphone à fortes doses et pendant une période prolongée chez des patients présentant une fonction rénale altérée. Le métabolite hydromorphone-3-glucuronidé ne possède pas d'activité analgésique mais possède des propriétés neuroexcitatrices. En se basant sur la présentation des symptômes et l'évolution du traitement analgésique chez ce patient, il s'agirait probablement d'un cas de myoclonies induites par l'hydromorphone à faible dose et pendant une courte période. En effet, les symptômes sont apparus peu après le début du traitement de la douleur par l'hydromorphone et se sont résorbés parallèlement à l'arrêt du médicament. Cependant, ce cas est unique car le patient a reçu l'hydromorphone de façon aiguë et ne présentait pas une altération de la fonction rénale comparativement aux autres cas connus de myoclonies induites par l'hydromorphone. Dans ces derniers cas, le traitement a été administré de façon chronique et les patients présentaient tous une fonction rénale anormale.
CONCLUSIONS: Les effets de neuroexcitation de l'hydromorphone peuvent survenir même en cas d'administration de faibles doses et chez des patients dont la fonction rénale est normale. L'identification rapide de cet effet indésirable et la mise en place immédiate des mesures appropriées sont nécessaires afin de contrôler ces symptômes dans le but d'éviter des séquelles chez les patients.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H243
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