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OBJECTIF: Rapporter le cas d'un patient ayant toléré et répondu à une forte dose d'aripiprazole et discuter de l'utilisation de fortes doses de ce produit.
RÉSUMÉ DU CAS: Il s'agit d'un homme de 57 ans souffrant de schizophrénie depuis longtemps et chez qui la maladie n'a jamais vraiment été contrôlée en dépit d'essais médicamenteux multiples. Sa médication fut changée pour de l'aripiprazole après qu'il ait éprouvé une prise pondérale importante sous olanzapine. Cependant, afin d'obtenir un contrôle adéquate de ses symptômes psychiatriques, on a dû recourir à de fortes doses d'aripiprazole. Fait à noter, le patient perdit le poids acquis sous olanzapine.
DISCUSSION: Des doses plus élevées que celles recommandées par la FDA sont souvent utilisées en pratique chez les patients réfractaires, et ce en dépit d'un manque d'évidences supportant une telle pratique. Le peu de littérature disponible sur le sujet se limite à quelques petites études à double insu, des études ouvertes et quelques rapports de cas. Bien que certains patients puissent bénéficier d'une dose plus élevée, le manque d'évidences cliniques limite l'utilisation de telles doses.
CONCLUSIONS: Une dose élevée d'aripiprazole (60 mg) a été bien tolérée par le patient et fut efficace pour contrôler adéquatement ses symptômes. Le patient a perdu le poids qu'il avait gagné alors qu'il était sous olanzapine. Des doses élevées d'aripiprazole peuvent être utiles et sécuritaires chez les patients réfractaires. Cependant, des études à double insu et à répartition aléatoire sont nécessaires pour démontrer l'efficacité et l'innocuité d'une telle pratique.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H240
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