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RAPPEL: Il est établi que les patients défavorisés ou issus de minorités consomment autant ou davantage de compléments alimentaires que la population générale. Des questions de sécurité se posent quant à l'usage des compléments alimentaires, lequel se complique du fait de la réticence des patients à le divulguer et des dispensateurs à le signaler.
OBJECTIF: Déterminer l'usage de compléments alimentaires, les indications, l'efficacité ressentie, et les sources d'information des patients et des dispensateurs à l'aide d'une étude pilote menée dans un dispensaire pour personnes défavorisées.
MÉTHODES: Cinq cents questionnaires à remplir par les patients euxmêmes et 50 par des dispensateurs de soins ont été mis à disposition de toute personne fréquentant un dispensaire à Kansas City, MO. Les questionnaires complétés ont été recueillis et analysés de manière descriptive.
RESULTATS: Trois cent onze questionnaires-patients ont été récupérés (311/500 disponibles). Parmi les 37.3% (116/311) répondeurs ayant consommé des compléments alimentaires, 13.8% (n = 16) souffraient de 10 comorbidités. Quatre vingt seize compléments alimentaires avaient été utilisés pour 8 catégories de troubles médicaux. Les 9 produits le plus souvent mentionnés étaient ail (n = 32), aloe vera/thé vert (n = 27 chacun), camomille/échinacée (n = 24 chacun), millepertuis (n = 22), ginseng (n = 18), et canneberge/Gingko biloba (n = 17 chacun). Les patients ont fait état d'une grande variété d'indications des compléments alimentaires. Les patients considéraient (moyenne ± écart-type) 2.37 ± 4.23 produits comme efficaces et 0.78 ± 1.73 comme inefficaces ou dangereux. Les questionnaires-soignants ont révélé que 60% (21/35) et 74% (26/35) consommaient en ce moment ou avaient déjà consommé des compléments alimentaires, respectivement. Quarante-sept pour cent (20/35) des soignants ont indiqué qu'ils suivaient des programmes de formation sur les compléments alimentaires, et les soignants trouvaient que l'utilisation de compléments par les patients était surtout influencée par la publicité (40%) et les amis (40%).
CONCLUSIONS: Cette population consomme une grande diversité de compléments alimentaires. Il y a peu de consistance dans les indications perçues. Ceci peut empêcher les cliniciens de saisir précisément la logique de l'usage d'une plante spécifique vis-à-vis des conditions de comorbidité d'un individu ou d'un type de population donné. Les cliniciens sont encouragés à déterminer précisément les comportements dans leur environnement d'exercice.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1E497
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