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HISTORIQUE: Bien que les antipsychotiques de deuxième génération présentent des avantages sur les antipsychotiques plus anciens, leur utilisation est cependant associée à un gain de poids significatif. L'indice de masse corporelle (IMC) a été étudiée dans le cadre d'essais cliniques mais peu de données comparatives issues d'une même étude sur les divers médicaments et leur effet sur l'MC sont disponibles.
OBJECTIF: Évaluer l'impact de chaque nouvel antipsychotique sur le risque de gain de poids dans la population adulte.
MÉTHODOLOGIE: À l'aide des données issues d'une banque nationale informatisée de dossiers médicaux, l'histoire naturelle de l'impact de l'utilisation des antipsychotiques de deuxième génération sur l'IMC a été évaluée. Toutes les personnes de 18 ans ou plus ayant reçu une prescription pour un antipsychotique entre janvier 1995 et mars 2004 ont été sélectionnées. Un effet indésirable en terme de gain de poids était défini par l'augmentation d'au moins 7% de l'IMC à partir de la valeur de base à l'intérieur d'une période d'un an depuis le début du traitement et une augmentation au-delà de cette période d'au moins 25 kg/m2.
RÉSULTATS: Un total de 9394 patients ont été identifiés, dont 1514 ont présenté une augmentation de l'IMC suite à la prescription initiale d'un antipsychotique. La probabilité que la rispéridone (rapport de cote ou Odds Ratio [OR] 1.39; IC 95% 1.16 à 1.66), la quétiapine (OR 1.36; IC 95% 1.13 à 1.64), et l'olanzapine (OR 1.76; IC 95% 1.50 à 2.07) sont associés à une augmentation significative de l'IMC, est plus élevée que pour les antipsychotiques de première génération. La probabilité que l'aripiprazole (OR 0.72; IC 95% 0.36 à 1.46), la ziprasidone (OR 0.68; IC 95% 0.39 à 1.18), et la clozapine (OR 1.01; IC 95% 0.56 à 1.81) produisent un gain de poids est moins élevée que celle des antipsychotiques de deuxième génération.
CONCLUSIONS: Cette étude montre l'impact des antipsychotiques de deuxième génération sur le gain de poids en situation réelle plutôt que dans des conditions contrôlées d'un essai clinique et laisse entrevoir un risque différent selon le médicament utilisé. En raison d'un effet négatif du gain pondéral sur la santé à long terme, les médecins doivent prendre cet effet indésirable en considération lorsqu'il s'agit de sélectionner un traitement pharmacologique chez les personnes présentant une maladie mentale grave.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1G564
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M. De Hert, L. Hanssens, R. van Winkel, M. Wampers, D. Van Eyck, A. Scheen, and J. Peuskens A Case Series: Evaluation of the Metabolic Safety of Aripiprazole Schizophr Bull, May 1, 2007; 33(3): 823 - 830. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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