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OBJECTIF: Les agents sédatifs sont fréquemment utilisés aux soins intensifs pour faciliter la ventilation mécanique. Malgré une large utilisation, peu d'informations sont toutefois disponibles quant au phénomène possible de retrait des benzodiazépines chez une population pédiatrique de soins intensifs. Le but de cette étude était donc de documenter l'apparition du phénomène de retrait du lorazépam chez une telle population et d'identifier les éléments pouvant prédire ce phénomène.
MÉTHODOLOGIE: Tous les patients pédiatriques recevant une perfusion continue de lorazépam depuis une période minimale de 72 heures étaient admis dans cette étude prospective ouverte. Le protocole de cessation du lorazépam était standardisé et consistait à diminuer la dose totale quotidienne de 50% à chaque 2 jours jusqu'à cessation complète. L'apparition des symptômes de retrait était déterminée selon le bon jugement clinique des pédiatres intensivistes. Environ 48 heures après le début de la réduction progressive de la posologie du lorazépam, les patients étaient évalués 2 fois par jour pour déterminer la présence possible de symptômes de retrait. Cette évaluation se poursuivait jusqu'à temps que le patient manifeste un symptôme de retrait ou jusqu'à 72 heures après la cessation complète du lorazépam. Les données démographiques, les posologies et les concentrations sériques de lorazépam ont été compilées pour tenter d'identifier les facteurs de risque pouvant être associés à l'apparition des symptômes de retrait.
RÉSULTATS: Des 190 enfants ayant reçu une perfusion de lorazépam durant la période de l'étude, 40 ont été admis et 29 ont complété l'étude. Ces 29 patients ont reçu le lorazépam pendant une période médiane de 21 jours et sept d'entre eux ont manifesté un phénomène de retrait. Aucune différence n'a pu être décelée entre les enfants ayant manifesté ou non un phénomène de retrait lors de l'analyse des données démographiques, des concentrations sériques de lorazépam, des régimes posologiques du lorazépam et selon les cas, des régimes posologiques des agents sédatifs additionnels utilisés. De même, aucun facteur de risque n'a pu être identifié.
CONCLUSIONS: Le phénomène de retrait survient chez environ 24% de la population pédiatrique recevant le lorazépam aux soins intensifs. Les facteurs de risque pouvant être associés à un tel sevrage demeurent toujours inconnus.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1G701
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A. W. Loepke and S. G. Soriano An Assessment of the Effects of General Anesthetics on Developing Brain Structure and Neurocognitive Function Anesth. Analg., June 1, 2008; 106(6): 1681 - 1707. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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