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OBJECTIF: Rapporter le cas d'une cholestase hépatique sévère secondaire à l'administration combinée de clarithromycine et de nimésulide traité avec succès par une thérapie aux stéroïdes.
RÉSUMÉ DU CAS: Une jeune fille de 15 ans a été admise à l'hôpital avec une cholestase probablement reliée à l'administration de clarithromycine et de nimésulide dans le but de traiter une infection des voies respiratoires supérieures. Les autres causes d'atteinte hépatique (eg, infection, perturbation du métabolisme hépatique, syndrome cholestatique d'origine génétique, maladie auto-immune, et désordres primaires des voies biliaires) sont exclues. Une biopsie du foie a démontré une cholestase canaliculaire sévère accompagnée de bouchons de bile dans des canalicules dilatés, une transformation en cellules géantes, et une infiltration de la veine porte et des lobes. Une évaluation objective du lien de causalité suggère une relation probable avec la clarithromycine et/ou le nimésulide. L'administration d'acide ursodésoxycholique n'a pas apporté d'amélioration. Comme la cholestase empirait progressivement, un traitement à la prednisone a été introduit au jour 20. Ce traitement a permis une amélioration rapide des signes cliniques et biochimiques. Deux mois plus tard, la patiente n'avait plus de symptômes et les tests de la fonction hépatique étaient normaux.
DISCUSSION: Les manifestations d'hépatotoxicité secondaire aux médicaments peuvent varier beaucoup, allant d'une élévation asymptomatique des transaminases hépatiques à un ictère grave. Aucun traitement spécifique n'existe. Il est donc important de reconnaître rapidement l'implication possible d'un médicament afin de cesser l'agression au plus tôt. Cependant, dans certains cas, l'atteinte hépatique peut persister longtemps après l'arrêt de l'agent causal. Les avantages d'une thérapie aux corticostéroïdes ne sont pas très bien démontrés.
CONCLUSIONS: Bien que la relation de cause à effet entre la thérapie aux stéroïdes et l'amélioration de la cholestase ne puisse être démontrée hors de tout doute chez cette patiente, ce cas permet de penser que les stéroïdes peuvent représenter une option valable lorsque l'arrêt de l'agent agresseur n'apporte aucune amélioration significative de l'état clinique à moyen terme.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1G345
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