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INTRODUCTION: Considérant l'incidence d'effets et de réactions indésirables (EI) plus élevée dans les unités de soins intensifs (USI) que dans toute autre unité hospitalière, il est raisonnable de croire que le système de surveillance diffère entre ces diverses unités. Cependant, il existe un manque important d'information au sujet de leur identification, de leur rapport, et de leur stratégie d'évaluation au sein des USI. La compréhension de la fréquence avec laquelle les institutions utilisent des définitions standardisées et opérationnelles d'EI, des éléments déclencheurs et des outils d'évaluation aux SI devrait faciliter la comparaison entre hôpitaux en établissant un point de repère.
OBJECTIF: Déterminer si les stratégies d'identification, de rapport, et d'évaluation d'EI diffèrent entre les USI et les autres unités ainsi que caractériser les stratégies de rapport d'EI à l'USI.
MÉTHODOLOGIE: Un sondage validé fut posté aux directeurs de pharmacie de 590 hôpitaux américains choisis au hasard et qui possèdent au moins une USI. Un rappel fut posté une semaine après que le sondage fut envoyé. Cinq semaines plus tard, un second sondage fut envoyé aux hôpitaux n'ayant pas répondu.
RESULTATS: Le taux de réponse fut de 22% (132/590); les institutions étaient de type communautaire (68.2%) avec 199 lits ou moins (54.5%) et 19 lits de soins intensifs ou moins (60.6%). Le type de soins intensifs inclut un mélange de patients médicaux et chirurgicaux (62.1%), de patients médicaux (48.5%), de patients chirurgicaux (31.8%), de patients coronariens (29.5%), de nouveaux-nés (22.7%), et de patients cardiothoraciques (15.2%). Les définitions opérationnelles des EI varient peu entre les USI et les autres unités puisque 92.4% des institutions utilisent les mêmes définitions. Des éléments déclencheurs sont utilisés pour identifier un EI à travers l'hôpital (75%) et sont les mêmes pour l'USI et les autres unités (88.6%). Le rapport de cas est presque exclusivement volontaire (94.7%) et utilise soit un rapport écrit (88.6%), un rapport téléphonique (22.7%), un rapport courriel (12.1%), un rapport intranet (12.1%), un rapport internet/WEB (10.6%), ou un rapport utilisant un ordinateur personnel (1.5%). Seul 22% des hôpitaux évaluent les données spécifiques à l'USI.
CONCLUSIONS: L'identification d'EI, le rapport, et les stratégies d'évaluation sont similaires entre les USI et les autres unités. Quelques hôpitaux maintiennent des données spécifiques à l'USI. La mise en place de stratégies de détection et de prévention d'EI à l'USI peut améliorer la sécurité de ces patients.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H088
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