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CONTEXTE: Il y a une controverse à propos de l'augmentation éventuelle du risque de malignités lors de l'administration au long cours d'immunosuppresseurs à des patients atteints de maladies inflammatoires intestinales (MII).
OBJECTIFS: Comparer les risques de développer des malignités chez des patients atteints de MII traités par immunosuppresseurs et chez des patients atteints de MII ne recevant pas ces traitements.
MÉTHODES: Il a été conduit une revue systématique de la littérature couplée à une méta-analyse sur les données extraites des études de cohorte qui ont suivi des patients atteints de MII recevant des immunosuppresseurs pendant plus d'un an et qui ont documenté l'incidence de développement de nouvelles malignités. L'incidence a été comparée avec celle de patients atteints de MII ne recevant pas d'immunosuppresseurs, obtenue à partir de groupes témoins ou, à défaut, d'une étude de population. Les données ont été extraites de banques de données électroniques (par ex.: MEDLINE et The Cochrane Library) jusqu'en septembre 2006. L'analyse statistique pour les modifications du risque de développer des malignités a été conduite au moyen de la différence moyenne pondérée (DMP) standardisée par personne-année et son intervalle de confiance à 95%.
RESULTATS: Neuf études de cohorte remplissaient les critères d'inclusion de la méta-analyse. L'analyse de ces études n'a pas montré de différence perceptible (DMP -0.3 [1.2 à 0.7] x 10-3/personne-année) en ce qui concerne l'incidence d'un quelconque type de malignité chez les patients atteints de MII qui recevaient des immunosuppresseurs comparée à celle des patients atteints de MII ne recevant pas d'immunosuppresseurs. Aucune différence significative sur la DMP n'a été observée lorsque les données des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique (RCH) étaient analysées séparément.
CONCLUSIONS: Cette étude suggère que l'administration d'immunosuppresseurs à des patients atteints de maladie de Crohn ou de RCH n'entraîne vraisemblablement pas de risque significativement accru de malignité par rapport à des patients atteints de MII ne recevant pas ce type de médicaments.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H219
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C. C. Porter and J. DeGregori Interfering RNA-mediated purine analog resistance for in vitro and in vivo cell selection Blood, December 1, 2008; 112(12): 4466 - 4474. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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