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OBJECTIF: Évaluer l'efficacité, l'innocuité et le ratio coût-bénéfice de la palifermine lorsque utilisée pour la prévention de la mucosite secondaire à la chimiothérapie et à la radiothérapie.
PROVENANCE DES DONNÉES: Une recherche des banques de données MEDLINE et PubMed a été effectuée sur la période couvrant 1966 à mai 2006 en utilisant les termes suivants: palifermine, facteur de croissance des kératinocytes humains, facteur de croissance des fibroblastes, mucosite, et stomatite.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET EXTRACTION DES DONNÉES: Toutes les études cliniques publiées (incluant les résumés de communication) discutant de l'utilisation de la palifermine, de même que l'information provenant du fabriquant ont été inclus.
RÉSUMÉ: La présence de mucosite sévère secondaire au traitement du cancer augmente le coût des soins de santé et affecte la qualité de vie des patients. L'incidence de mucosite sévère est particulièrement élevée suite à la radiothérapie de la tête et du cou et l'irradiation préparatoire à la transplantation de cellules souches. Les conséquences d'une telle affection incluent une hospitalisation prolongée, la nécessité de recourir à l'alimentation parentérale, un risque élevé d'infection et une douleur importante. La palifermine est la forme recombinante du facteur de croissance des kératinocytes humain. Son utilisation est indiquée chez les patients porteurs d'une tumeur maligne ayant subis une transplantation de cellules souches. Lors d'une étude de phase III à répartition aléatoire et à double insu, la palifermine a significativement réduit l'incidence et la durée de mucosites sévères comparativement au placebo chez des patients ayant subis une transplantation de cellules souches. Une réduction du nombre de jours où l'alimentation parentérale était requise et une diminution de l'utilisation d'analgésiques opiacés ont aussi été observées. Les effets secondaires les plus fréquents incluaient un rash, un prurit, de la toux et une altération du goût. Les données sur les patients porteurs d'une tumeur solide sont limitées et il existe un risque théorique de stimulation de la croissance de la tumeur.
CONCLUSIONS: Le traitement à la palifermine semble diminuer la sévérité et la durée des mucosites sévères chez les patients ayant subis une transplantation de cellules souches. L'utilisation de ce produit chez ces patients parait justifiée. Cependant, chez les autres patients atteints de cancer, son utilisation ne devrait pas être envisagée avant qu'on en sache plus sur son efficacité et son innocuité dans de telles situations.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1G473
This article has been cited by other articles:
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K. K. Ang Multidisciplinary Management of Locally Advanced SCCHN: Optimizing Treatment Outcomes Oncologist, August 1, 2008; 13(8): 899 - 910. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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B. J. Monk, K. S. Tewari, and W.-J. Koh Multimodality Therapy for Locally Advanced Cervical Carcinoma: State of the Art and Future Directions J. Clin. Oncol., July 10, 2007; 25(20): 2952 - 2965. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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