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HISTORIQUE: Des études randomisées et contrôlées montrent que l'escitalopram est efficace pour traiter divers troubles anxieux et de l'humeur mais ces études, sur une base individuelle, n'ont pas la puissance nécessaire pour évaluer l'innocuité de ce traitement.
OBJECTIF: Évaluer l'innocuité et la tolérance de l'escitalopram par une analyse plus poussée de toutes les études cliniques randomisées et contrôlées lors de dépression majeure et de troubles anxieux.
MÉTHODOLOGIE: Des analyses de tolérance basées sur toutes les études randomisées, en double aveugle, contrôlées et complétées en décembre 2006, et dans lesquelles l'escitalopram a été comparé à un placebo ou à un médicament actif (citalopram, fluoxétine, paroxétine, sertraline, et venlafaxine) ont été faites. Les effets indésirables survenant plus souvent lors de l'utilisation de l'escitalopram que de celle du placebo ont été notés, et l'innocuité et la tolérance ont ainsi pu être évaluées.
RÉSULTATS: La nausée est le seul effet
indésirable ayant une incidence rapportée de plus de 10% et
présentant un écart de plus de 5% de celle du placebo lors d'un
traitement à court terme. En général, les effets
indésirables sont d'intensité légère à
modérée. Les dysfonctions sexuelles ont été
observées avec la même fréquence lors d'utilisation du
citalopram ou d'escitalopram, mais cette fréquence était plus
grande lors d'utilisation de paroxétine. Il n'y a pas eu de suicide
rapporté chez les patients traités par l'escitalopram et il n'y
avait pas de différences statistiquement significatives entre
l'escitalopram et le placébo en regard des comportements suicidaires,
mesurés par les signes d'automutilation et les idées
suicidaires. Le taux d'abandon du traitement à 8 semaines en raison
d'effets indésirables est plus élevé avec l'escitalopram
qu'avec le placébo (7.3% vs 2.8 %; p < 0.001) mais plus faible
qu'avec la paroxétine (6.6% vs 9.0%; p < 0.01) ou la venlafaxine
(6.1% vs 13.2%; p < 0.01) (test de Fischer, comparaison de 2 proportions).
Comparativement à la paroxétine, l'arrêt du traitement par
l'escitalopram est accompagné de moins de symptômes de sevrage
(élévation moyenne sur l'échelle de signes et
symptômes émergents lors de l'arrêt d'un traitement,
échelle DESS, de 1.6 vs 3.9; p < 0.01). Il n'y avait pas de
modifications cliniquement significatives dans les valeurs de tests de
laboratoire chez les patients recevant de l'escitalopram. La variation moyenne
du poids après 6 mois de traitement par l'escitalopram (0.58 ±
2.63 kg) était semblable à celle observée avec le
placébo (0.15 ± 2.33 kg). L'incidence d'événements
cardiovasculaires était aussi semblable à celle du
placébo. Le risque de voir apparaître des effets
indésirables n'était pas plus élevé dans des
sous-groupes particuliers, comme les personnes âgées (
65 ans)
ou ceux présentant des troubles hépatiques.
CONCLUSIONS: Considérant les résultats d'essais randomisés contrôlés impliquant plus de 4000 patients traités par l'escitalopram, ce dernier (10-20 mg/jour) est sécuritaire et bien toléré lors de traitement à court terme et à long terme.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K089
This article has been cited by other articles:
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I. Anderson, I. Ferrier, R. Baldwin, P. Cowen, L Howard, G Lewis, K Matthews, R. McAllister-Williams, R. Peveler, J Scott, et al. Evidence-based guidelines for treating depressive disorders with antidepressants: A revision of the 2000 British Association for Psychopharmacology guidelines J Psychopharmacol, June 1, 2008; 22(4): 343 - 396. [Abstract] [PDF] |
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