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OBJECTIF: Évaluer le rôle de la chimiothérapie et/ou du rituximab pour le traitement de la maladie lymphoproliférative survenant en posttransplantation (MLPPT) d'un organe solide.
REVUE DE LITTÉRATURE: Une recherche MEDLINE a été effectuée avec les mots-clés suivants: maladie lymphoproliférative posttransplantation, transplantation d'un organe solide, chimiothérapie, et rituximab. Les bibliographies d'articles pertinents ainsi que les résumés de congrès récents d'hématologie, d'oncologie, et de transplantation ont également été considérés. Les études rétrospectives et prospectives, de même que toute information jugée pertinente pour la réalisation de cet article ont été retenues.
RÉSUMÉ: Les taux de réponse étaient de 53% à 68% pour le rituximab en monothérapie, de 25% à 83% pour la chimiothérapie et de 74% à 100% pour la combinaison rituximab et chimiothérapie. Le taux de réponse au traitement était influencé par certains facteurs pronostiques positifs tels que la présence du virus Epstein-Barr dans les cellules tumorales, une valeur normale de la déshydrogénase lactique, un bon état général, une maladie précoce posttransplantation, et un stade précoce de la maladie. Ces facteurs contribuaient à la variation des taux de réponse notée entre les différentes options thérapeutiques. Les effets secondaires graves allaient de la neutropénie de grade 3 à l'infection causant la mort et sont survenus plus fréquemment chez les patients ayant reçu de la chimiothérapie par rapport à ceux ayant reçu le rituximab en monothérapie.
CONCLUSIONS: Bien que la diminution de la médication immunosuppressive demeure la première option de traitement de la MLPPT, plusieurs patients ne répondent pas à cette seule modalité de traitement, particulièrement les cas de lymphomes monomorphes ainsi que les lymphomes plus graves. Il semble donc approprié de débuter initialement le traitement par du rituximab et/ou de la chimiothérapie et de diminuer l'immunosuppression. D'autres études prospectives et comparatives seront nécessaires afin de confirmer l'efficacité de ces stratégies thérapeutiques et de préciser quels sous-groupes de patients pourraient en bénéficier le plus.
Traduit par Traduit par Alain Marcotte
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K175
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