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OBJECTIF: Revoir et évaluer la littérature disponible sur l'utilisation de la voie intra-osseuse lors de réanimation cardio-pulmonaire en adressant les bénéfices et les risques de cette voie d'administration chez les enfants et les adultes.
REVUE DE LITTÉRATURE: Une recherche informatisée sur MEDLINE couvrant la période de 1950-juillet 2007 a été effectuée à l'aide du mot clé suivant: infusion intra-osseuse. Des références additionnelles furent obtenues des bibliographies d'articles revisés. Les sites internet des manufacturiers furent utilisés pour obtenir de l'information sur les appareils d'administration intra-osseuse.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET DE L'INFORMATION: Toutes les études cliniques de langue anglaise, les études rétrospectives, et les revues décrivant l'administration intra-osseuse de médicaments furent revisées. Les études conduites auprès des modèles animaux pour évaluer l'efficacité et l'innocuité de cette voie d'administration furent incluses.
RÉSUMÉ: L'accès intra-osseux utilise la moëlle osseuse hautement vascularisée pour délivrer des fluides et médicaments lors de réanimation cardio-pulmonaire. Cette voie d'administration, développée dans les années 1940 est revenue à la mode récemment comme moyen rapide d'obtenir une voie d'accès lorsque la voie intraveineuse n'est pas possible. L'avantage principal de l'accès intra-osseux est son haut taux de succès, d'environ 80%. La plupart des intervenants entraînés peuvent accéder à cette voie en dedans de 1 à 2 minutes. Un petit nombre d'études de petite envergure et des revues rétrospectives ont établi l'utilité de cette route pour l'administration de plusieurs médicaments utilisés lors de réanimation. De plus, des modèles animaux ont démontré l'atteinte rapide du médicament dans la circulation systémique. Bien que tous les médicaments requis lors d'une réanimation puissent être administrés par voie intra-osseuse, l'administration de la ceftriaxone, du chloramphénicol, de la phénytoïne, de la tobramycine, et de la vancomycine résulte en une concentration maximale réduite. L'effet secondaire le plus fréquemment observé avec cette voie, soit l'extravasation, est rapporté auprès de 12% des patients. Un syndrome de compartiment, une ostéomyélite, et des fractures du tibia sont possibles mais rares.
CONCLUSIONS: L'administration intra-osseuse est sécuritaire et efficace pour l'administration des médicaments requis lors de réanimation cardio-pulmonaire. Elle devrait être considérée lorsque l'accès intraveineux ne peut être obtenu rapidement.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K168
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