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OBJECTIF: Comparer, sur une période de 12 mois, l'adhésion et la persistance à un nouveau traitement antipsychotique de patients avec maladie bipolaire inscrits à un régime gouvernemental d'assurance médicaments.
MÉTHODOLOGIE: Les données de réclamations dénominalisées de patients bipolaires ont été examinées à partir de la banque de données de l'assureur (Medicaid). Les patients ont été catégorisés en 4 groupes en fonction de l'agent antipsychotique utilisé en monothérapie (rispéridone, olanzapine, quétiapine, ou antipsychotique classique). Le traitement initial était déterminé à partir de la première prescription dispensée entre le 1er janvier 1999 et le 31 décembre 2001. L'adhésion et la persistance au traitement ont été analysées au cours d'une période de suivi de 12 mois. L'adhésion a été mesurée en utilisant le Medication Possession Ratio (MPR). Celui-ci se calcule comme étant le nombre de doses prescrites sur une période donnée (le plus souvent 1 an) divisée par le nombre de doses théoriques en cas d'observance maximale. La persistance était définie comme le nombre total de jours entre le début du traitement et sa modification (i.e. arrêt, changement d'agent, ou combinaison avec un autre agent). L'ajustement pour les variables confondantes a été fait avec une modélisation utilisant la régression linéaire classique (OLS, Ordinary Least Squares regression) et le modèle de régression de Cox.
RÉSULTATS: Les MPRs moyens étaient de 0.68 pour la rispéridone (n = 231), 0.68 pour l'olanzapine (n = 283), 0.71 pour la quétiapine (n = 106), et 0.46 pour les antipsychotiques classiques (n = 205). L'adhésion au traitement des patients ayant débuté un traitement avec un agent antipsychotique classique était inférieure de 23.6% à ceux ayant débuté la rispéridone (p < 0.001). La persistance moyenne (jours) était de 194.8 pour la rispéridone, 200.9 pour l'olanzapine, 219.8 pour la quétiapine, et 179.2 pour les antipsychotiques classiques. L'analyse avec le modèle de régression de Cox n'a pas montré de différence significative entre les antipsychotiques pour le risque de modification de la thérapie au cours des premiers 250 jours de traitement. Cependant, les patients ayant débuté leur traitement avec un antipsychotique classique avaient 5.2 fois plus de chances de voir leur traitement modifié après 250 jours comparativement à ceux ayant débuté avec la rispéridone (p < 0.001).
CONCLUSIONS: L'adhésion et la persistance étaient comparables entre les groupes de patients ayant reçu les antipsychotiques atypiques. Une adhésion plus faible ainsi qu'une plus grande probabilité de changement du traitement a été observée chez le groupe recevant un antipsychotique classique en comparaison avec le groupe recevant la rispéridone.
Traduit par Marie-Claude Vanier
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K205
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T. Suppes, E. Vieta, S. Liu, M. Brecher, B. Paulsson, and Trial 127 Investigators Maintenance Treatment for Patients With Bipolar I Disorder: Results From a North American Study of Quetiapine in Combination With Lithium or Divalproex (Trial 127) Am J Psychiatry, April 1, 2009; 166(4): 476 - 488. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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