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OBJECTIF: Discuter de la préparation et de l'utilisation de l'étomidate chez un patient présentant un syndrome de Cushing secondaire à une tumeur ectopique productrice d'hormone adrénocorticotrophique (ACTH).
RÉSUMÉ DU CAS: Un homme de 75 ans ayant un cancer de la prostate depuis 5 ans a été hospitalisé dans un contexte de symptômes compatibles avec un syndrome de Cushing. Un traitement oral à la métyrapone a été débuté sur la base de valeurs élevées de cortisol sérique, d'ACTH, et de cortisol libre urinaire. Peu après avoir débuté la métyrapone, le malade a été transféré à l'unité des soins intensifs médicaux pour une fibrillation auriculaire de novo, une fièvre neutropénique ainsi qu'une insuffisance respiratoire. Dans le but de poursuivre l'administration de la métyrapone, la mise en place d'un tube naso-gastrique a été tentée mais sans succès. L'étomidate intraveineuse à 4 mg/h a alors été débutée afin de réduire la production de cortisol et également procurer une sédation pour la ventilation mécanique. Malgré un traitement de support, le patient décéda d'une dysfonction multi-organique.
DISCUSSION: Chez les patients présentant des signes et symptômes du syndrome de Cushing et chez qui la voie orale ou entérale n'est pas disponible, l'étomidate IV peut constituer une solution de rechange. Plusieurs articles rapportent l'utilisation de l'étomidate pour contrôler la surproduction de cortisol mais font peu mention de données concernant sa préparation et sa stabilité. Dans le présent rapport de cas, l'étomidate non rediluée (2 mg/mL) a été administrée à l'aide d'une seringue de 30 mL via une voie veineuse centrale; les seringues étant remplacées à intervalle de 24 heures. Une surveillance continue des paramètres hémodynamiques ainsi qu'une évaluation périodique de la fonction surrénalienne devraient être faites pendant la perfusion de l'étomidate.
CONCLUSIONS: Chez les patients gravement malades avec hypercortisolémie, chez qui une sédation est requise et qui ne peuvent recevoir de médicaments par voie orale ou entérale, l'étomidate intraveineuse constitue une solution de rechange intéressante. Aucun problème de stabilité n'a été relevé lorsque la solution à 2 mg/mL non rediluée a été administrée via une voie veineuse centrale.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H365
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B. M. K. Biller, A. B. Grossman, P. M. Stewart, S. Melmed, X. Bertagna, J. Bertherat, M. Buchfelder, A. Colao, A. R. Hermus, L. J. Hofland, et al. Treatment of Adrenocorticotropin-Dependent Cushing's Syndrome: A Consensus Statement J. Clin. Endocrinol. Metab., July 1, 2008; 93(7): 2454 - 2462. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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