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OBJECTIF: Décrire 2 cas de thrombose possiblement associés à l'administration d'immunoglobulines intraveineuses chez des patients ayant subi une transplantation rénale.
RÉSUMÉ DES CAS: L'une des 2 patientes décrite dans ce rapport avait comme antécédents médicaux une histoire de lupus érythémateux disséminé avec la présence d'anticorps anti-ADN et anti-cardiolipide alors qu'une hyperhomocystéinémie d'intensité modérée (taux plasmatiques d'homocystéine de 3.9 mg/L) était documentée chez l'autre patiente. Les 2 patientes étaient considérées à haut risque d'un rejet possible dû à la présence de plusieurs facteurs de risque et l'équipe traitante décida d'inclure l'administration d'immunoglobulines intraveineuses dans le traitement d'induction en période péri-et post-opératoire. Dans les 2 cas, le greffon fut documenté fonctionnel avec un bon débit urinaire. Quelques heures suivant la transplantation, une augmentation de la créatinine sérique et une diminution du débit urinaire furent toutefois notées chez les 2 patientes. Une investigation démontra la présence de thrombi dans les artères et les veines rénales résultant en une néphrectomie dans les cas.
DISCUSSION: Plusieurs facteurs sont actuellement reconnus pour augmenter le risque de thromboses lors d'une administration intraveineuses d'immunoglobulines. Un de ces facteurs est l'état d'hypercoagulabilité occasionné en autre par des conditions médicales telles que l'hyperhomocystéinémie et le syndrome antiphospholipide. Il a été de plus rapporté que certaines immunoglobulines intraveineuses contiennent des anticorps anti-cardiolipide qui entraienent ainsi une augmentation du risque de thrombose. Selon l'algorithme de Naranjo, le lien de causalité entre l'utilisation d'immunoglobulines intraveineuses et les événements thrombotiques survenus chez les 2 patientes est possible.
CONCLUSIONS: Peu d'études prospectives sont disponibles pour supporter l'utilisation sécuritaire d'immunoglobulines intraveineuses chez les transplantés rénaux à risque d'hypercoagulabilité. Il est donc essentiel de bien évaluer le rapport risque/bénéfice avant d'initier l'administration de tels agents chez cette population.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H434
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