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OBJECTIF: Réviser la littérature concernant l'efficacité, la tolérance, et la place dans l'arsenal thérapeutique de la lercanidipine dans le traitement de l'hypertension (HTA).
SOURCES DE L'INFORMATION: Une recherche de la littérature a été réalisée en utilisant MEDLINE (1966-septembre 2006), EMBASE Drugs and Pharmacology (1980-septembre 2006), et Current Content Clinical Medicine (24 ième semaine de 2005 jusqu'à la 30 ième semaine de 2006). Les monographies incluses dans les emballages de lercanidipine, de nifédipine, de félodipine, et d'amlodipine ont été utilisées afin de comparer les effets indésirables.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET EXTRACTION DE L'INFORMATION: Les articles retenus étaient tous en anglais et comportaient des études cliniques, des abrégés, et des articles de revue.
SYNTHÈSE DE L'INFORMATION: La lercanidipine est un nouveau bloquant des canaux calciques de la classe des dihydropyridines (DHP) destinée au traitement de l'hypertension légère à modérée. Bien qu'elle ne soit pas encore disponible aux États-Unis, elle a été utilisée dans d'autres pays. Lors de 2 études contrôlées avec répartition aléatoire sur un échantillon d'approximativement 400 patients ayant reçu un diagnostic d'hypertension légère à modérée, la lercanidipine a démontré une efficacité similaire aux autres DHP, notamment la félodipine et la nifédipine à libération lente pour réduire les tensions systoliques (TAS) et diastoliques (TAD) après 4 semaines de traitement. Dans une étude de 12 mois, la lercanidipine 10 mg a permis de normaliser la TA chez 49% des sujets après 4 semaines. Une étude post-commercialisation regroupant 9050 patients a corroboré les résultats des études cliniques. La lercanidipine a permis d'obtenir une TAD <90 mm Hg chez 64% des patients et 32% ont atteint un contrôle parfait de la TA (<140/90). La lercanidipine a donc démontré une efficacité comparable aux autres antihypertenseurs tels l'aténolol, le captopril, et le losartan, qui permettent de normaliser la TA chez 65-75% des patients. Chez les personnes âgées, la lercanidipine a généré des baisses de la TAD similaires à la lacidipine et la nifédipine. La baisse des TAD a été de -18.3 mm Hg pour la lercanidipine et -17.7 mm Hg pour la nifédipine, respectivement. Ce qui distingue la lercanidipine des autres DHP est son profil d'effets indésirables dont l'incidence est plus faible, particulièrement les oedèmes. Dans l'étude LEAD, il y a eu moins d'abandons en raison des effets indésirables dans le groupe lercanidipine (0.9%) et nifédipine (3.8%) par rapport à la félodipine (4.5%).
CONCLUSIONS: La lercanidipine peut donc être une alternative dans le traitement de l'hypertension puisque les données cliniques supportent une efficacité clinique comparable et une meilleure tolérance. Des études réalisées à double insu et avec répartition aléatoire sont cependant requises pour préciser la place de ce médicament parmi les autres antihypertenseurs.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H299
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