|
|
|
||||||||||
OBJECTIF: L'utilisation de protocoles de traitement pour les soins aigus d'un épisode de décompensation d'une insuffisance cardiaque ne semble pas être une pratique courante. Le but de cette étude était d'évaluer le statut de certains médicaments au sein des formulaires hospitaliers et l'utilisation de protocoles systématiques de traitement d'une insuffisance cardiaque décompensée. L'évaluation de la perception quant au rôle de différentes thérapies médicamenteuses pour traiter, de façon aigue, une telle condition médicale faisait aussi partie des objectifs de l'étude.
MÉTHODOLOGIE: Sondage électronique auprès des directeurs des départements de pharmacie hospitalière faisant partie d'un même groupe d'achat.
RÉSULTATS: Près de 47.1% des professionnels ciblés ont répondu au sondage. Les diurétiques de l'anse tels que le furosémide et le bumétanide étaient couramment inscrits au formulaire hospitalier (100% et 94.4%, respectivement) comparativement à 69.2% pour le torsémide. De même, la dopamine et la dobutamine étaient aussi plus fréquemment inscrits au formulaire (94.4% chacun) que la milrinone (69.2%). La nitroglycérine et le nitroprussiate de sodium figuraient au formulaire de plus de 90% des institutions ayant répondu au sondage alors que le nésiritide ne l'était que sur 48.6% et 36.4% des formulaires avec un statut respectif régulier ou restreint. Des lignes de traitement de l'insuffisance cardiaque décompensée étaient utilisées aux urgences, sur les unités de soins et dans les cliniques ambulatoires dans 18.6%, 43.0%, et 8.5% des cas, respectivement. L'ensemble des participants au sondage considéraient que les soins généraux et l'utilisation du nésiritide étaient appropriés chez la majorité des patients bien que près de la moitié d'entre eux percevaient une utilisation hors norme de la nésiritide aux urgences par rapport à son utilisation sur les unités de soins. Près de 41% des répondants ont rapporté utiliser les recommandations de Braunwald pour l'utilisation du nésiritide.
CONCLUSIONS: Une proportion importante d'hôpitaux ne possède pas de lignes directrices pour le traitement de l'insuffisance cardiaque décompensée malgré une documentation scientifique abondante sur ce sujet. Il existe une fenêtre d'opportunité importante pour améliorer les soins de santé offerts à ces patients et pour préciser le rôle du nésiritide dans la thérapie hospitalière de l'insuffisance cardiaque décompensée.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H664
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||