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OBJECTIF: Revoir la documentation scientifique traitant des stratégies permettant de prévenir la survenue de la fibrillation auriculaire suivant une chirurgie cardiothoracique.
REVUE DE LITTÉRATURE: Les articles traitant de l'étiologie, des facteurs de risque et de stratégies préventives ont été identifiés via une recherche MEDLINE (1966mars 2007) à l'aide des mots-clés suivants: fibrillation auriculaire, chirurgie cardiothoracique, chirurgie cardiaque, étiologie, neurohormonale, sympathique, volume, liquide, inflammation, facteurs de risque, opération, stimulation cardiaque, bloquants bêta-adrénergiques, amiodarone, sotalol, bloquants des canaux calciques, magnésium, inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, statines, acides gras, acides gras polyinsaturés, stéroïdes et anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les articles retenus ont été les études cliniques, de langue anglaise ayant un pointage Jadad supérieur à 3. Les bibliographies d'articles ont également été consultées.
RÉSUMÉ: La fibrillation auriculaire post-chirurgie cardiothoracique survient habituellement au jour 2 ou 3 post-opératoire avec une incidence variant entre 20 et 50%. Les différentes théories permettant d'expliquer la survenue de la fibrillation auriculaire incluent l'activation neurohormonale, la surcharge volémique et l'inflammation. Les études ayant évalué les traitements non-pharmacologiques ont montré que le maintien du tissu graisseux épicardique antérieur ne constitue pas une stratégie de prévention efficace. Toutefois, la stimulation cardiaque biauriculaire, notamment en combinaison avec l'amiodarone, est une stratégie de prévention efficace. Le retrait des ß-bloquants en préopératoire augmente le risque de fibrillation auriculaire. Par conséquent, les ß-bloquants devraient donc être poursuivis en post-opératoire. Des données probantes supportent l'utilisation de l'amiodarone, du sotalol et du magnésium en combinaison avec les ß-bloquants. Puisque la plupart de ces interventions agissent en atténuant l'activation neurohormonale, les effets indésirables du type hypotension et bradycardie sont à craindre. L'ajout de médicaments avec propriétés anti-inflammatoires tels que les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase et les corticostéroïdes pourrait s'avérer utile. D'autres études évaluant de nouvelles thérapies en association avec les stratégies préventives reconnues seront nécessaires.
CONCLUSIONS: Les données disponibles actuellement recommandent la poursuite des ß-bloquants en pré-opératoire de même que l'utilisation prophylactique d'amiodarone, de sotalol ou de magnésium. D'autres traitements, ciblant principalement l'inflammation, sont actuellement en investigation et pourraient constituer des stratégies de prévention supplémentaires.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H594
This article has been cited by other articles:
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P. A Howard and B. J Barnes Potential Use of Statins to Prevent Atrial Fibrillation After Coronary Artery Bypass Surgery Ann. Pharmacother., February 1, 2008; 42(2): 253 - 258. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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J. V. Conte Reducing the Incidence of Atrial Fibrillation Arch Surg, September 1, 2007; 142(9): 821 - 821. [Full Text] [PDF] |
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