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Les auteurs présentent les avantages pour les cliniciens de mettre l'emphase sur la "gestion" plutôt que le "traitement" dans l'approche pharmacologique en présence de schizophrénie. L'utilisation du terme traitement peut créer des attentes non réalistes d'une récupération complète au niveau de fonctionnement présent avant l'apparition de la maladie. Ceci peut être associé à une sur-utilisation de la médication et à de la polypharmacie pouvant engendrer des effets indésirables. Le concept de gestion de la maladie permet au clinicien d'appliquer les meilleures pratiques cliniques d'utilisation des médicaments en considérant la grande variabilité dans l'évolution de la maladie et la réponse au traitement. Les prescripteurs devraient collaborer avec les aidants naturels et les autres dispensateurs de soins pour favoriser l'adaptation et le fonctionnement via des interventions psychosociales de réadaptation. Ce nouveau concept de soins indique aux patiente, aux aidants naturels et aux cliniciens prescripteurs que le régime médicamenteux optimal est recherché. Le focus peut ainsi être mis sur la recherche de moyens pour aider le patient à gérer le mieux possible sa situation, c'est-à-dire, l'aider à ré-établir une routine d'activités quotidiennes, à améliorer son fonctionnement psychosocial global, à réduire ses comportements à risque, à mieux répondre à la réorientation et à collaborer avec l'équipe de soins dans un processus optimal de récupération.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H528
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