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OBJECTIF: Décrire 3 cas de patients avec une dépendance à l'alcool chez qui les réflexes primitifs sont disparus après la prise d'acamprosate 666 mg 3 fois par jour.
RÉSUMÉ DES CAS: Le premier cas est celui d'un homme de 57 ans avec une longue histoire de dépendance à l'alcool et un frappant réflexe nasal (réflexe de von Bechterew). Le réflexe nasal est disparu 24 heures après le début de l'acamprosate, soit après la quatrième dose. Le deuxième cas est celui d'un homme de 45 ans avec une longue histoire de dépendance à l'alcool qui présentait à la fois un réflexe nasal et un réflexe de préhension. Ceux-ci ont été observés durant 3 séjours de désintoxication et ont persisté jusqu'à la fin du troisième séjour, moment où l'acamprosate a été débuté. Le lendemain du début de l'acamprosate, les 2 reflexes anormaux avaient complètement disparus pour la première fois en 3 admissions. Le dernier cas est celui d'un homme de 55 ans consommant une grande quantité d'alcool depuis 35 ans. Celui-ci présentait un réflexe nasal ainsi qu'un réflexe de préhension au moment de l'admission. Ces réflexes ont persisté durant la cure de désintoxication jusqu'au lendemain du début d'un traitement avec l'acamprosate. La prise d'acamprosate a prévenu la réapparition des réflexes anormaux chez les 3 patients, tel qu'observé au moment du départ de l'établissement.
DISCUSSION: La dépendance à l'alcool est un problème courant et débilitant. Une des difficultés lors du traitement de la dépendance à l'alcool est associée à ses effets indésirables sur le cerveau, les fonctions corticales supérieures nécessaires au maintien de l'abstinence étant altérées par l'alcool. L'acamprosate est un médicament visant à prévenir la rechute chez les patients présentant une dépendance à l'alcool. De façon inattendue, l'acamprosate peut aussi éliminer les réflexes primitifs chez ces patients. Cette observation neurologique suggère une atteinte cognitive chez les patients dépendants à l'alcool.
CONCLUSIONS: L'acamprosate peut éliminer le réflexe nasal et le réflexe de préhension chez les patients ayant une dépendance à l'alcool.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H270
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