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HISTORIQUE: Le but du traitement hypolipémiant est de réduire le risque d'apparition d'événements cardiovasculaires. Les patients chez qui les valeurs cibles de lipides ne sont pas atteintes lors d'un traitement en monothérapie par une statine présente un risque cardiovasculaire plus élevé.
OBJECTIF: Décrire l'impact de l'utilisation en association d'ézétimibe et d'une statine sur le risque estimé à 10 ans de développer une maladie cardiovasculaire chez les patients présentant une hypercholestérolémie et des niveaux plus élevés de cholestérol-LDL (C-LDL) que la cible thérapeutique visée alors qu'ils étaient sous monothérapie par une statine.
MÉTHODOLOGIE: Une analyse a été faite a posteriori à partir des données d'une étude canadienne multicentre prospective, ouverte, d'une seule cohorte de 953 patients traités pendant 6 semaines par l'ézétimibe, à raison de 10 mg/jour; l'ézétimibe a été ajouté à la statine que ces patients recevaient déjà et sans modification de la posologie de celle-ci. Pour chaque patient, le risque estimé au début de l'étude (valeur de base) et après 6 semaines de traitement hypolipémiant en association a été calculé selon le modèle de Framingham. La mesure primaire des résultats de cette analyse était le changement dans le niveau de risque à 10 ans de développer une maladie cardiovasculaire.
RÉSULTATS: Un total de 825 patients pour lesquels les
données étaient disponibles au début de l'étude et
après 6 semaines de traitement hypolipémiant en association ont
été inclus dans cette analyse. De cette cohorte, 423 (51.3%)
patients étaient hypertendus, 107 (13.0%) étaient
diabétiques (syndromes métaboliques exclus), 160 (19.4%)
présentaient un syndrome métabolique sans diabète, et 235
(28.5%) présentaient un diabète et un syndrome
métabolique. Après 6 semaines de traitement hypolipémiant
en association, le risque estimé à 10 ans était
diminué de 4.1%, passant de 15.6 % à 11.5%, ce qui est
l'équivalent d'une réduction du risque de 25.3% (p < 0.001).
Des 225 patients (27.3%) ayant au départ un risque élevé
à 10 ans (
20.1%) de présenter une maladie cardiovasculaire,
144 (64.0%) ont vu leur risque diminuer et passer dans une catégorie
à plus faible risque (p < 0.001). C'est chez les patients qui
présentaient à la fois un diabète et un syndrome
métabolique que le pourcentage moyen de réduction du risque a
été le plus élevé, étant de –29.4% (p
< 0.001).
CONCLUSIONS: Pour les patients chez lesquels il a été impossible d'atteindre la cible thérapeutique visée de C-LDL alors qu'ils étaient sous monothérapie par une statine, l'association d'ézétimibe et d'une statine est efficace afin de réduire significativement le risque à 10 ans de développer une maladie cardiovasculaire.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K140
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M.-A. Cornier, D. Dabelea, T. L. Hernandez, R. C. Lindstrom, A. J. Steig, N. R. Stob, R. E. Van Pelt, H. Wang, and R. H. Eckel The Metabolic Syndrome Endocr. Rev., December 1, 2008; 29(7): 777 - 822. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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