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CONTEXTE: Les blessures musculo-squelettiques affectant la cheville sont responsables d'une morbidité significative au sein de la population pédiatrique ambulatoire et pour lesquelles il n'existe aucune pharmacothérapie optimale.
OBJECTIFS: Les auteurs ont réalisé une étude contrôlée, à double insu, afin de comparer 2 thérapies médicamenteuses pour le traitement des blessures de la cheville.
MÉTHODE: Les patients à l'étude (77 enfants de 8 à 14 ans, 61% mâles) se présentant pour une blessure à la cheville à l'urgence pédiatrique ont été assignés, dans un devis à double-insu, à un traitement à l'acétaminophène (15 mg/Kg/dose quatre fois par jour) ou au naproxène (5 mg/Kg/dose quatre fois par jour) tous les 2, pour une période de 5 jours. Aux jours 0 et 7, les patients devaient coter leur incapacité et leur douleur à la mise en charge en utilisant une échelle visuelle analogue linéaire développée pour cette étude. Ces patients ont aussi été examinés par des médecins qui ont évalué leur douleur, la sensibilité à la palpation et l'oedème, avec l'aide d'une échelle en quatre points. Trois suivis téléphoniques ont été réalisés aux jours 3, 14, et 21. L'observance au traitement a été déterminée en utilisant un rapport volontaire et par le décompte des comprimés.
RÉSULTATS: L'acétaminophène et le naproxène ont tous 2 démontré une amélioration de l'incapacité et de la douleur des jours 0 à 7. Aucune différence sur l'évolution n'a pu être démontrée dans l'évolution de la condition selon l'auto-évaluation des patients ou l'évaluation de leur médecin. Aucune différence n'a pu être démontrée au niveau des effets indésirables entre les groupes. La majorité des patients des 2 groupes ont considéré que le traitement médicamenteux était utile.
CONCLUSIONS: Aucune différence n'a pu être démontrée dans l'amélioration de la douleur ou de l'invalidité entre les groupes recevant de l'acétaminophène ou du naproxène. Ceci démontre qu'aucun des deux médicaments n'apporte un avantage significatif pour le traitement de blessures musculo-squelettiques lorsque donné sur une base régulière avec des mesures adjuvantes de support. Une différence sur les bénéfices, lors d'une administration au besoin, nécessite une évaluation additionnelle chez les enfants ayant une blessure à la cheville.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1H596
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