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OBJECTIF: Revoir la littérature traitant de l'efficacité et de l'innocuité associées à l'utilisation des inhibiteurs du système rénine-angiotensine chez les transplantés rénaux.
SOURCE DE L'INFORMATION: Une recherche a été effectuée dans les banques de données MEDLINE (1950-septembre 2007), PubMed (1966-septembre 2007) International Pharmaceutique Résumé (1970-septembre 2007) avec les mots-clés suivants: inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA), antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA), et transplantation rénale.
SÉLECTION DE L'INFORMATION: Tous les articles identifiés par les différentes stratégies de recherche ont été évalués et leurs bibliographies revues afin d'identifier toute référence additionnelle pertinente. Les études retenues pour cette revue sont ceux ayant évalués l'utilisation d'un IECA ou d'un ARA dans les douze semaines suivant une transplantation rénale.
RÉSUMÉ DES DONNÉES: Des 7 publications identifiées, une étude a uniquement évalué les taux plasmatiques d'un marqueur de la fibrose tissulaire et une autre étude a inclus des patients ayant un dysfonctionnement précoce du greffon. Il existe donc essentiellement 5 publications pertinentes. Trois d'entre elles avaient un objectif primaire d'innocuité et 2 un objectif primaire d'efficacité. Les données d'innocuité démontrent que l'utilisation précoce d'un IECA ou d'un ARA dans les 9 mois suivant la transplantation rénale ne résultent pas en une augmentation appréciable des valeurs sériques de potassium ou de la créatinine sérique chez les patients ayant un greffon fonctionnel. Les résultats d'efficacité semblent d'ailleurs indiquer qu'une telle utilisation précoce d'un IECA ou d'un ARA est plus efficace que l'utilisation de β-bloquants pour réduire l'hypertrophie ventriculaire gauche et la protéinurie sur une période de 24 mois de traitement.
CONCLUSIONS: L'utilisation des inhibiteurs du système rénine-angiotensine tôt après une transplantation rénale semble être une approche antihypertensive sécuritaire. L'existence d'une condition médicale concomitante (telle que l'insuffisance cardiaque ou le diabète) peut d'autant plus justifier une telle utilisation. Les données sont toutefois insuffisantes pour recommander ces agents pour le traitement de l'hypertension chez les patients présentant un dysfonctionnement précoce du greffon.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K471
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