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OBJECTIF: Décrire le cas d'une patiente déficiente intellectuelle et autistique ayant répondu favorablement à la buspirone, tel que montré par une diminution des comportements d'auto-mutilation (se frapper et se grafigner), de destruction de la propriété d'autrui, et d'agression physique (coups de tête aux employés et aux autres bénéficiaires).
RÉSUMÉ DU CAS: Une femme de 33 ans, hébergée dans une résidence du réseau publique, ne s'exprimant pas verbalement et présentant une profonde déficience intellectuelle (QI inférieur à 20-25) a présenté une diminution de ses comportements cibles d'autisme suite à la prise de buspirone. Ces comportements autistiques étaient caractérisés par une histoire d'automutilation (se frapper, se grafigner), de destruction de la propriété d'autrui (bris de fenêtres), et d'agression physique (coups de tête aux employés et aux autres bénéficiaires). Les co-morbidités incluaient un désordre convulsif, de l'hyperprolactinémie, et de l'ostéoporose. Au moment de l'admission, le profil pharmacologique incluait 3 agents antipsychotiques atypiques (rispéridone 6 mg, clozapine 200 mg, aripiprazole 5 mg) ainsi que de la sertraline 50 mg, du clonazépam 0.5 mg, de la naltrexone 50 mg, de la phénytoïne 400 mg, du divalproex 3000 mg, un contraceptif oral combiné, et une multivitamine. Au cours de la première semaine suivant l'admission, la sertraline, l'aripiprazole, et la naltrexone ont été cessés. Par la suite, la clozapine et la rispéridone ont été graduellement diminuées puis cessées. La buspirone a été introduite à 15 mg par jour 3 mois après l'arrêt de tous les antipsychotiques. Une diminution significative des comportements autistiques a été observée lorsque la dose quotidienne de buspirone a atteint 90 mg. De plus, la buspirone n'est pas associée à une augmentation des niveaux de prolactine ou à l'abaissement du seuil convulsif.
DISCUSSION: La définition de trouble autistique dans le DSM-IV-TR (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) inclue une atteinte marquée dans plus d'une sphère de fonctionnement ainsi qu'une dimension de chronicité bien que la sévérité des symptômes principaux puisse varier. Les habiletés et comportement touchés affectent l'interaction sociale, la communication, et les intérêts. Les comportements problématiques de cette patiente, associés à l'autisme, ont répondu favorablement à la buspirone.
CONCLUSIONS: Nous avons observé un effet positif de la buspirone sur les symptômes d'autisme d'une femme déficiente intellectuelle. L'utilisation de buspirone a amélioré significativement les comportements agressifs d'automutilation, d'agression physique dirigée contre autrui et de destruction de la propriété d'autrui. Le contrôle de ces comportements nuisibles a permis de fournir plus efficacement des interventions thérapeutiques complémentaires. L'utilisation de buspirone n'a pas été associée à une réduction du seuil de convulsion, ce qui n'est pas négligeable dans cette population potentiellement à risque d'autres problèmes neurologiques.
Traduit par Marie-Claude Vanier
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K427
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