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OBJECTIF: L'exposition et la toxicité potentielle reliée à la présence d'aluminium dans les formulations de nutrition parentérale est une considération importante pour les professionnels de la santé. L'objectif de cette étude était de déterminer le niveau d'exposition à l'aluminium lors de l'utilisation de formulations de nutrition parentérale chez les patients hospitalisés ayant une atteinte rénale aigue.
MÉTHODS: Tout patient adulte requérant une nutrition parentérale et dont la valeur de la créatinine sérique lors de l'initiation de la nutrition était une fois et demie supérieure à celle obtenue lors de l'admission était éligible pour participer à l'étude. L'apport protéique variait entre 0.6 et 1.0 mg/kg/jour chez les patients hémodialysés et entre 1.2 et 1.5 mg/kg/jour chez les non-hémodialysés. L'exposition à l'aluminium était déterminée pour chaque patient en multipliant le volume quotidien de nutrition parentérale administrée par la concentration en aluminium. Des tests de t pour séries non appariées, le test de Fisher et des analyses de variance ont été utilisés pour les analyses statistiques. Les données sont exprimées sous forme de moyennes ± écarts-types.
RÉSULTATS: Trente-six patients (âge 50 ± 20 ans et poids 90.2 ± 32.8 kg) ont été recrutés pour participer à l'étude. Les valeurs initiales d'azote sanguin et de créatinine sérique étaient de 47 ± 23 mg/dL et de 3.3 ± 1.4 mg/dL, respectivement. Des 36 patients, douze étaient sous hémodialyse. L'exposition moyenne à l'aluminium chez la population totale était de 3.8 ± 2 µg/kg/jour. Vingt-neuf patients ont été exposés à des concentrations d'aluminium dites sécuritaires (moins de 5 µg/kg/jour) alors que 7 ont été exposés à des concentrations supérieures aux normes recommandées. Les patients dont l'exposition était sécuritaire avaient des valeurs de créatinine sérique supérieures (3.5 ± 1.5 mg/dL) à celles des patients exposées à de plus fortes concentrations d'aluminium (2.2 ± 0.7 mg/dL; p < 0.04). Finalement, les patients ayant une forte exposition à l'aluminium avaient reçu en partie leur aluminium par l'administration de plus grandes quantités de gluconate de calcium (357 ± 182 vs 250 ± 56 µg/jour; p < 0.02).
CONCLUSIONS: La majorité des patients ayant une atteinte rénale aigue et requérant une nutrition parentérale ne semblent pas exposées à des concentrations excessives d'aluminium malgré le fait d'avoir 2 facteurs de risque (atteinte rénale et nutrition parentérale) pour développer une toxicité à l'aluminium.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L061
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