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HISTORIQUE: La plupart des données concernant les mesures de résultats de l'enfuvirtide sont issues d'études contrôlées de courte durée plutôt que de l'expérience clinique à long terme. En raison de certaines particularités liées à l'enfuvirtide (accès spécial, forme injectable, coût, et complexité du suivi de traitement), la Veterans Health Administration (VHA) a mis en place des critères d'inclusion, d'exclusion et de suivi du traitement pour l'enfuvirtide; l'adhésion des prescripteurs à ces critères a ensuite été évaluée.
OBJECTIF: Procurer de l'information clinique médicale sur la façon de prescrire, l'efficacité, et l'innocuité de l'enfuvirtide chez un groupe de vétérans âgés ayant déjà reçu de l'enfuvirtide.
MÉTHODOLOGIE: Les vétérans ayant reçu au moins une prescription en milieu ambulatoire d'enfuvirtide entre avril 2003 et juillet 2005 ont été identifiés à partir du registre de cas cliniques VIH de la VHA. Une revue rétrospective ciblée des dossiers a été faite afin de voir si les critères d'inclusion et d'exclusion ont été respectés, d'évaluer la fidélité au traitement et l'innocuité de l'enfuvirtide et le taux d'interruption de traitement. Le registre a permis de recueillir les données démographiques, les détails sur les prescriptions d'enfuvirtide, et les résultats de laboratoire. La cohorte finale a été utilisée pour évaluer la conformité aux critères d'inclusion et d'exclusion.
RÉSULTATS: Chez les 275 sujets admissibles, de 52% à 93% des vétérans pour lesquels on a prescrit de l'enfuvirtide rencontraient chacun des critères. La variation médiane dans la numération des CD4 et de la charge virale (CV) du début du traitement à 6 mois était de +39 cell/mm3 et –0.79 log10 (p < 0.0001) et à 2 ans était de +72 cell/mm3 et –1.57 log10 (p < 0.0001); chez 41% et 55% des vétérans, la CV a atteint < 400 copies/mL à 6 mois et 2 ans, respectivement. Soixante-dix pour cent des vétérans ont présenté des réactions au site d'injection; dans 11% de ces cas, cette réaction a interféré avec le traitement. On a observé de nouveaux effets indésirables ou l'aggravation de certains déjà présents chez 56% des vétérans: 32% étaient de nature gastro-intestinale, 19% musculo-squelettique, et 10% respiratoire. Soixante-dix pour cent des vétérans ont cessé le traitement par l'enfuvirtide après 2 ans dont 12% l'ont cessé dès le premier mois. Les raisons d'arrêt de traitement étaient: à la demande du patient (42%), réponse sous-optimale ou progression de la maladie (24%), effets indésirables (18%), décès (13%), et transfert dans une autre organisation de soins de santé (3%).
CONCLUSIONS: Dans cette cohorte de vétérans, les prescripteurs ont respecté dans une très grande proportion les critères élaborés pour l'enfuvirtide et une réponse favorable et soutenue au traitement a été observée chez les patients capables de le poursuivre à long terme. Les défis auxquels font face les prescripteurs et les patients concernent le maintien à jour de l'information et un support continu du patient pour maintenir le traitement à long terme.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L265
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L. I. Backus, S. Gavrilov, T. P. Loomis, J. P. Halloran, B. R. Phillips, P. S. Belperio, and L. A. Mole Clinical Case Registries: Simultaneous Local and National Disease Registries for Population Quality Management J. Am. Med. Inform. Assoc., November 1, 2009; 16(6): 775 - 783. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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