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OBJECTIF: Revoir les données cliniques sur l'utilisation des bronchodilatateurs à longue action en monothérapie et en combinaison lors du traitement de la maladie pulmonaire obstructive chronique modérée à sévère (MPOC).
SOURCE DE L'INFORMATION: Une recherche informatisée sur MEDLINE a été effectuée entre 1966-avril 2008. De plus, les bibliographies des publications identifiées ont été révisées. La recherche fut limitée aux données humaines publiées en langue anglaise. Les termes utilisés pour la recherche étaient: MPOC, agoniste β2 à longue action, anticholinergique à longue action, thérapie de combinaison, pharmacoéconomique, innocuité, tiotropium, salmétérol, et formotérol.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET DE L'INFORMATION: Les données pertinentes sur la pharmacologie, l'innocuité, l'efficacité, la pharmacoéconomie, la fidélité au traitement, et les agents disponibles dans le traitement de la MPOC furent sélectionnées. À la fois, les études cliniques randomisées et les études rétrospectives furent inclues dans cette analyse.
RÉSUMÉ: Les recommandations provenant du Global Initiative for Chronic Obstructive Lung disease (GOLD) sont d'ordre générales; cependant, elles manquent de clarté quant au choix de l'agent bronchodilatateur à longue action et quant au moment du besoin d'initier une combinaison appropriée. Les études prospectives évaluant les anticholinergiques à courte action et les agonistes β2 à longue action ont utilisé des résultats de spirométrie associés à un soulagement symptomatique de courte durée. Les études du tiotropium ont mis l'accent sur des résultats cliniques et non spirométriques allant jusqu'à 1 an. Le tiotropium a réduit de façon significative le taux d'exacerbation, amélioré l'usage des ressources de santé, et amélioré aussi la qualité de vie de ces patients. Le tiotropium permet une bronchodilatation supérieure et une amélioration de la dyspnée, cependant le début de cette bronchodilatation est tardif par rapport à celui obtenu des agonistes β2 à longue action. La combinaison de ces agents a permis de réduire l'utilisation d'inhalateur pris au besoin durant la journée, d'améliorer le taux de flot expiratoire maximal du matin et du soir, et d'améliorer l'efficacité bronchodilatatrice comparée à celle d'une monothérapie. Les données pharmacoéconomiques supportent la recommandation du tiotropium comme agent à longue action de première intention.
CONCLUSIONS: Le tiotropium semble être la meilleure option en tant qu'agent de première ligne pour les patients avec MPOC modéré à sévère à cause de sa capacité à maintenir un effet bronchodilatateur, à améliorer la qualité de vie des patients, à réduire le nombre d'épisodes d'exacerbations et à réduire également l'utilisation des ressources de soins de santé. Les patients qui demeurent symptômatiques malgré une monothérapie au tiotropium pourront bénéficier de l'addition d'un agoniste β2 à longue action.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L250
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