|
|
|
||||||||||
OBJECTIF: Rapporter un cas de syndrome de Cushing causé par l'usage de dermocorticoïdes de puissance modérée à forte durant plusieurs mois sans discontinuité.
RÉSUMÉ DU CAS: Un patient de 11 mois souffrant de dermatite atopique est traité en continu par dermocorticoïdes topiques de puissance modérée à forte. Il présente plusieurs allergies alimentaires et est admis à l'hôpital pour aggravation de sa dermatite atopique. Lors de son séjour à l'hôpital, on remarque un retard de croissance chez l'enfant ayant débuté au sixième mois de vie. L'endocrinologue conclut à une suppression de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) secondaire aux corticostéroïdes et à un retard staturo-pondéral multifactoriel suite à une densitométrie osseuse inférieure à la normale et un retard de croissance de l'enfant selon les courbes de poids et de croissance.
DISCUSSION: Il s'agit du cas d'un enfant surexposé aux corticoïdes topiques et ayant développé un syndrome de Cushing après quelques mois de traitement. Le traitement classique de la dermatite atopique se base habituellement sur l'usage de corticoïdes topiques en combinaison avec un agent émollient ou autre médicament. Le choix du corticoïde topique est établi en fonction de l'âge du patient, de la sévérité, du site et l'étendue de l'atteinte, visant ainsi à limiter les effets dommageables locaux et généraux du traitement puisque plusieurs facteurs favorisent le passage systémique des dermocorticoïdes. Notre revue de la littérature soulève l'hypothèse d'un retard de croissance d'origine multifactorielle, l'usage de corticostéroïdes topiques contribuant à la suppression de l'axe HHS. Le score de probabilité de Naranjo indique une relation probable entre l'utilisation des dermocorticoïdes et la suppression de l'axe HHS, appuyé par l'administration continue et soutenue de dermocorticoïdes pendant de nombreux mois.
CONCLUSIONS: L'usage continu de dermocorticoïdes de puissance modérée à forte durant plusieurs mois peut contribuer au développement d'un syndrome de Cushing.
Traduit par Jean-Francois Bussieres
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L067
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||